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lundi 29 novembre 2010

Add-ons 1

Un petit article vite fait pour ajouter quelques nouveautés, renseignements complémentaires, et autres concernant des groupes déjà cités ici (The Algorithm, Broken Note, I Am Un Chien!!).

The Residents


Cette chronique (va être/est/a été) très difficile à écrire, et ce pour deux raisons. La première, c'est que la musique des Residents est passée par tant de sonorités et d'expérimentations différentes qu'il est dur de la décrire autrement que par l'expression "fuckin' weird, dude", et sans sombrer non plus dans l'accumulation de qualificatifs ou le listing long et stérile d'influences et de directions artistiques. La seconde, c'est que je ne fais pas partie des (environ) quarante personnes sur Terre pouvant se targuer d'avoir écouté chaque album des Residents au moins une fois.

dimanche 28 novembre 2010

Dysrhythmia


Non, ce n'est pas par simple anticonformisme que mes goûts se dirigent vers les musiques anticonformistes. Non, non et non. Seulement, je ne peux qu'apprécier l'originalité qui émane des musiques qui ne sont pas pareilles que les autres, et comme cet attrait envers les musiques qui sortent de l'ordinaire m'attire vers elles, je finis par principalement écouter une majorité d'aliens sonores que mon ego tout à fait humain me pousse à vouloir vous présenter.

vendredi 26 novembre 2010

Broken Note


"Trop de notes, mon cher Maurice, trop de notes." Cette fameuse réplique, que le colonel Sanders adresse à Maurice Genevoix dans le biopic de Luc Besson dédié à Marie-Ange Nardi, me fournit une parfaite transition entre les articles sévèrement riffés qui précèdent et celui d'aujourd'hui, dédié à un artiste électronique, tout en prouvant une fois pour toutes -- s'il en était encore besoin -- l'immense étendoir de ma cultivation cinématique.

jeudi 25 novembre 2010

Ebony Lake


Avantgarde metal... J'ai déjà utilisé ce terme hier dans ma chronique concernant Ihsahn. En outre, Ephel Duath et, dans une certaine mesure, My Own Private Alaska, sont à ranger dans cette catégorie. Qu'est-ce que l'avantgarde metal ? Il s'agit en fait d'une sorte de terme générique regroupant grosso modo tout ce qui refuse de se cantonner à un genre particulier, et donc tous les groupes ou artistes qui décident de débrider leur créativité : usage d'arrangements et d'harmonies inhabituels, structures rythmiques étranges, instruments "rares" dans le style metal, hybridation de styles extérieurs (musique contemporaine, free-jazz, et j'en passe)...

mercredi 24 novembre 2010

Ihsahn


Aaaaah, Emperor... Je me rappelle les longues soirées passées à disséquer chacun de leurs albums, avec un éclairage à la bougie (pour l'ambiance). En cette époque où je ne jurais que par le black-metal, ben oui, nous avons tous été des adolescents, après tout, mon oreille parvenait à trouver en de rares groupes des ambiances particulières, quelque part entre le rejet hystérique de toute organisation religieuse et le côté épique propre au black symphonique made in Norway. Emperor était de ceux-là, aux côtés de Dimmu Borgir et de Satyricon. Avec un peu de recul, je dois admettre que les derniers albums d'Emperor et de Satyricon sont d'une immense qualité, de par l'apport progressif sinon "progressiste" dont ils témoignent, tandis que Dimmu Borgir semble plus sombrer dans la caricature de lui-même : étant parvenu aux limites du style qu'il s'impose avec "Death Cult Armageddon", un album de black symphonique si poussé et si complet qu'il a bloqué toutes les issues, le groupe n'a réussi, à mon sens, avec son dernier album qu'à recycler maladroitement des miettes de leurs efforts précédents.

La question se pose : qu'est-ce que l'avenir du black-metal ?

mardi 23 novembre 2010

Igorrr


Le mélange des genres... J'en parlais déjà avec The Algorithm, dont le magma vrombissant de dubstep, metal, hip-hop, techno, et j'en passe, m'a saisi de là à là, voir figure 1. J'en parlais encore avec Ephel Duath, qui a su donner au rock et au metal ce qu'ils n'avaient pas osé emprunter au jazz, et avec Panzerballett, qui a fait la démarche inverse. J'en rajoutais une couche avec I Am Un Chien !!, qui a eu le talent de puiser "pile comme il faut" dans deux styles pleins de punch pour en créer un troisième, tout aussi énergique, et sans cesse renouvelé. En chipotant un peu, on pourrait aussi dire que My Own Private Alaska joue dans la cour des fusionnistes de tout poil, en hybridant le postcore et la musique classique, ce qui me fait atteindre un joli 67% de "musique impure" sur ce blog. Vous l'aurez compris : j'aime les mélanges, la nouveauté, la fraîcheur, la folie aussi un peu, je le confesse sans aucune honte.

samedi 20 novembre 2010

My Own Private Alaska



"Guitare ? Non, pas besoin. Basse ? Bof. Un piano suffira." Y avait-il eu, dans l'histoire entière du rock, un seul groupe qui avait eu l'idée d'une formation aussi atypique ? Si ce groupe a existé, il a dû mourir aussi vite qu'il est apparu, soit à cause de l'incompréhension du public, soit à cause d'un manque de talent, soit à cause d'une promotion ratée ou d'une sorte d'injustice musicale divine. Mais je doute qu'avant le groupe dont je vais vous parler aujourd'hui, quelqu'un ait eu cette idée.

vendredi 19 novembre 2010

Panzerballett


En leur temps, des groupes comme l'emblématique Magma ont osé la réconciliation improbable du rock psychédélique et du free-jazz, avec pour résultat certaines des musiques les plus envolées, enfumées et illuminées de l'histoire du bruit de l'Art. Le terme "Zeuhl" qui sert de demi-titre au présent blog n'est d'ailleurs pas là pour rien.

A l'heure actuelle, d'autres osent intégrer des éléments jazzy à des musiques plus électriques (c'est, parmi d'autres, le cas d'Ihsahn, dont le dernier album méritera très largement un article dans ces colonnes, ou d'Ephel Duath, qui a déjà eu droit à cet honneur de pacotille).

jeudi 18 novembre 2010

I Am Un Chien !!


D'habitude, les musiques qualifiées de "métissage électro-rock" m'ennuient profondément (à commencer par le groupe français Air, dont tout le monde ne dit que du bien, sauf moi, donc, mais aussi Pony Pony Run Run et MGMT -- eeeeeerk). En revanche, lorsque l'électro se métisse à d'autres sons plus rythmés, les résultats sont souvent détonnants. Je pense notamment à l'électro-punk-fluo de Punish Yourself dont l'énergie primale est à la limite de l'envoûtement vaudou, au hardcore-slash-punk nerveux des albums les plus couillus d'Alec Empire, au mélange incroyable de gabber et de metal du deuxième album de Fast Forward, et j'en oublie.

mercredi 17 novembre 2010

Mr Oizo


Cet article fait partiellement écho à l'actualité, puisqu'il y a à peine une semaine sortait "Rubber", le troisième film de Quentin Dupieux, qui fait suite à l'inconnu "Non-Film" et au mésestimé "Steak". Un film que je recommanderais d'aller voir sans hésiter, pour son humour décalé et sa métacritique impitoyable de la création cinématographique et de lui-même.

Mais le propos n'est pas là : cette ouverture cinématographique prend son sens dans le contexte de ces pages lorsque l'on sait que Quentin Dupieux est le vrai nom de l'artiste électro Mr Oizo, ce qui explique d'ailleurs que les bandes originales de "Steak" et de "Rubber" sont cosignées par Mr Oizo (avec SebastiAn et Sébastien Tellier pour le premier, Gaspard Augé de Justice pour le second).

mardi 16 novembre 2010

Neurosis


Je ne sais pas toujours quelle réaction avoir lorsque l'on m'explique, avec des arguments plus ou moins développés d'ailleurs, que le metal est une musique de sauvages, bruitiste, agressive.

Certains le disent avec un manque de culture si évident qu'on a vite fait de les envoyer paître ; d'autres respectent que l'on puisse apprécier ce style, mais avouent volontiers qu'ils ne parviennent pas à comprendre cette esthétique sonore très particulière, et ceux-là sont tellement loin des stéréotypes et des jugements trop rapides qu'on ne peut qu'être compréhensif avec eux.

Neurosis est un des groupes qui peuvent le mieux nourrir l'argumentaire des seconds.


lundi 15 novembre 2010

Seal of Quality


"Alors... du metal, bof... de la dubstep, pas trop envie... oh tiens, de la musique 8-bit !"

Il y a des remarques que peu de gens sur cette Terre se sont déjà faites, et celle-ci en fait partie. Pourtant, je dois avouer qu'il m'est déjà arrivé de me la faire. Cela ne me place aucunement dans une quelconque élite, loin de là : j'ai conscience qu'au contraire cela me jette dans le marasme étrange des boucles limoneuses, ou l'inverse, en tout cas dans cette sous-espèce humanoïde qui n'inspire aux humains normaux que la plus confuse des incompréhensions.

dimanche 14 novembre 2010

Ephel Duath


Aussi malheureux que ce soit, nous sommes tous, dans une certaine mesure, réticents au changement, à la nouveauté, à l'inédit. Confrontée à quelque chose de neuf, l'âme n'a plus ses repères et, ne sachant pas où s'accrocher, panique et rejette en bloc.

Déjà dérangée par l'omniprésence de ces soupes populacières radiophoniques vides de sens et de mélodie pour pisseux illettrés qui ne savent pas trop si Beethoven est une marque de chaussures de skate ou la capitale d'un pays balte, mon aspiration à l'éclectisme musical absolu est occasionnellement mise à sac par un petit bijou d'originalité et de refus du consensus artistico-bêtifiant.

samedi 13 novembre 2010

Excision


Non, le titre de ce post n'est ni une blague de mauvais goût, ni le signe que je vais lâcher ma neutralité morale et ma subjectivité artistique pour me lancer dans un débat philosophico-politico-éthique qui assombrira la jovialité tranquille de votre week-end pluvieux.

L'Excision dont je parlerai ici est un artiste anglais canadien officiant dans le registre du dubstep.

vendredi 12 novembre 2010

The Algorithm


Quoi de mieux pour commencer ce blog qu'un petit artiste relativement inconnu, et totalement génial ? J'ai nommé : Rémi Gallégo, alias THE ∆LG0R1THM, un jeune guitariste Toulousain qui a décidé, un beau jour, que se contraindre à un style musical était barbant. Ben ouais, le metal hardcore qu'il pratiquait avec ses potes de Dying Breath, c'était marrant, mais le petit Rémi adore aussi la techno française, le dubstep, le mathcore épileptique, le hip-hop, et deux/trois autres trucs à droite à gauche...