Sous l'étiquette très arbitraire "doom-metal" peut se cacher beaucoup de choses, des ambiances mélancoliques voire dépressives de Shape of Despair à celles, plus enfumées et métaphysiques, d'Esoteric, et du son agressif et vibrant de SunnO))) à celui, profond et mélodique, de Type O Negative. Pour remédier à ce risque de confusions, les metalleux ont créé des sous-genres (dans l'ordre des groupes cités, on pourrait coller les labels "funeral doom", "dark experimental", "drone", "gothic metal") qui renforcent encore l'incrédulité du non-initié pour lequel, au moins, le mot "doom", qu'on peut traduire par "destin funeste" ou "fatalité", portait l'idée principale d'une musique sombre et majoritairement inspirée par l'inéluctabilité de notre sort.
Autrement dit : naître, en chier, mourir. (Quoi ? On ne peut pas être poète tout le temps.)



