Ca finira par se savoir : j'adore Ruby My Dear, tout simplement parce que sa façon inspirée et mélodique de faire du breakcore change de la violence déstructurée de beaucoup d'autres artistes dans le milieu. Sa musique regorge d'émotion et d'une grande beauté, que chaque écoute révèle un peu plus clairement.
Et "Karoshi", premier titre dévoilé du LP à venir, confirme largement ces propos.
Anticipant la sortie, le 29 juin, de son premier LP "Remains of Shapes to Come" sur mon label préféré Ad Noiseam (ça aussi, ça finira par se savoir), j'ai contacté le jeune homme derrière le projet pour qu'il réponde à mes questions. Résultat : une discussion franche et bon-enfant de deux bonnes heures, dont je ne vous laisse que le nectar. Au programme, l'évolution de Ruby My Dear, depuis les bidouilles de Doc Colibri jusqu'à la signature chez ADN (Igorrr, Whourkr, Wormskull, Mobthrow, Matta, Broken Note, Niveau Zero et plein d'autres), en passant par Peace Off (label de Rotator) ; mais aussi, en vrac : approche mélodique, références au jazz, décalage, rentre-dedans, second degré, question rituelle.


