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lundi 15 novembre 2010

Seal of Quality


"Alors... du metal, bof... de la dubstep, pas trop envie... oh tiens, de la musique 8-bit !"

Il y a des remarques que peu de gens sur cette Terre se sont déjà faites, et celle-ci en fait partie. Pourtant, je dois avouer qu'il m'est déjà arrivé de me la faire. Cela ne me place aucunement dans une quelconque élite, loin de là : j'ai conscience qu'au contraire cela me jette dans le marasme étrange des boucles limoneuses, ou l'inverse, en tout cas dans cette sous-espèce humanoïde qui n'inspire aux humains normaux que la plus confuse des incompréhensions.

Mais il y a tellement de beauté musicale dans tellement de styles... Et la découverte de Seal of Quality, ce jeune Rouennais bidouilleur de vieilles consoles, a d'autant plus surpris le non-amateur de bleeps que je croyais être que j'ai découvert, quelques jours après la première (émouvante) écoute, que ce garçon est aussi guitariste/chanteur dans un groupe de mathrock nommé Alaska Pipeline, qui bénéficie d'une certaine renommée dans le coin.

Pas mal d'artistes 8-bit (et assimilés) ne sont, entre gros guillemets pour éviter que ça n'ait l'air trop dépréciatif, "rien de plus" que des nostalgiques avoués des musiques de jeux vidéo des années 80 et 90 : ils composent à leur tour des musiques du même genre, en tentant de rester le plus fidèle possible aux sonorités de l'époque. Démarche plutôt vaine, à mon sens, car comment détrôner les musiques de Megaman ou de Contra ? (Oui, c'est un geek qui vous parle.)

Seal of Quality a pris un autre pari : prendre la sonorité 8-bit comme base, y incorporer quelques riffs de guitare, du chant vocodé... et le tout avec un véritable talent de composition. Il y a de l'émotion là-dedans, certes pas de la grosse émotion grasse ou explosive, mais du ressenti subtil, nuancé, métissé, loin des montées sonores grandiloquentes de certains exhibitionnistes de l'horripilation facile -- et ce ressenti est d'autant plus diffus qu'il est incorporé à une esthétique sonore que l'on cataloguerait vite comme neutre, froide, ou bien "pour la déconne".

D'ailleurs, quasiment personne n'aime. Et c'est bien dommage. D'autant que ses deux EP sont en téléchargement libre depuis son Myspace.



1 commentaire:

GrandJu a dit…

Bon ok c'est plus facile à écouter, mais ça ajoute une pierre à l'édifice "8-bit pas de merde parce que dieu sait qu'il y en a"

Bon et puis le titre de l'EP est un prétexte à l'écoute quasi obligatoire!

à noter l'existence d'un clip en feat. matable sur youtube avec un appart comme on aimerai en avoir un ^^

enjoy fellas

http://www.deezer.com/fr/music/2080/nerd-to-geek-ep-465629#music/2080/nerd-to-geek-ep-465629

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