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lundi 3 janvier 2011

Interview Birdy Hunt


Histoire de commencer l'année en beauté, je me suis décidé fin 2010 à interviewer Birdy Hunt, un excellent groupe parisien de rock/surf/je-sais-pas-quoi efficace comme on aime. Leurs réponses ne tournent pas plus rond que mes questions, et c'est tant mieux.



Je vais commencer par une question qui m'épargnera tout le sale boulot : Birdy Hunt, c'est quoi ? ("Où, comment et quand Birdy Hunt est-il né ?") 
Les Birdy se sont rencontrés en 2007 dans un château, il faisait nuit. Marius faisait boom bam sur une batterie électronique, Tom et Nico sont allés lui dire qu’il avait un son de merde. Luc n’était pas loin. Tout le monde voulait monter un nouveau groupe. Marc n’était pas là, mais on avait besoin d’un chanteur, on l’a trouvé. Peu de temps après, Marius nous à dit qu’il nous fallait un nom ; on a piqué le pseudo d’une pote, enlevé la particule "Blondy", Birdy Hunt est né. Il nous manquait Manu pour que ça ait vraiment de la gueule, il a dit oui. 

Y a-t-il chez vous une volonté de sonner si "anglais" ? Je veux dire, merde, quoi : même l'accent de votre chanteur est violemment british ! (D'ailleurs, en passant, qui compose ?) 
Gainsbourg et Debussy sonnent français, la musique des Birdy est apatride, tout comme l’accent de Marc d’ailleurs. Pour la compo, on part d’une idée et tout le monde l’arrange. Marc nous écoute, puis il écrit, c’est notre esclave en fait.  


J'ai "entendu parler" d'un premier album de Birdy Hunt qui est maintenant un inédit total (en fait, c'est marqué sur votre site, pas folle la guêpe) : qu'en est-il exactement ? Vous ne voulez pas qu'on puisse l'écouter ? Vous en avez honte ? Ou bien vous avez perdu les enregistrements comme des branques ? (Je ne me moque pas, je cherche à comprendre.) 
Nous sommes très fiers de cet enregistrement. Au fil du temps, on a eu l’occasion de le divulguer sur Myspace. "Clear my mind" est en bonus track de notre premier EP, n’en déplaise à notre ancien producteur…



Sur la même page Web où j'ai découvert l'existence de cet album rarissime, il y a une photo sur laquelle figurent, dans le désordre : vous, une femme en dessous sexy, des masques d'animaux (Pikachu et une espèce de lutin, en fait), et plein de bière. Euh… Vous pouvez m'expliquer ? 
Il faut se faire violence pour faire des photos de presse, nous n’en avions pas le cœur.

"Only Love", tirée de l'EP.

Revenons au présent. Vendredi dernier, vous avez donné un court concert acoustique au Tigre, dans lequel vous avez interprété les quatre titres de votre EP. (Il s'agissait de la release party dudit EP, qui est en téléchargement gratuit et en vente sur votre site.) Y a-t-il une autre raison au choix de l'acoustique que "on n'a trouvé nulle part où ils nous laissent jouer fort" ? 
Oui. Cet évènement comptait beaucoup pour nous et on y a vu l’occasion de communiquer quelque chose d’inhabituel. Pour entraîner l’auditeur dans une ambiance intimiste, l’idée d’une nouvelle représentation nous a semblé opportune. Le décor du Tigre se prêtait bien à cette démarche.

Ça n'a pas été trop la misère d'adapter vos chansons au jeu acoustique ? 
Il a fallu trouver un son qui retranscrive bien l’idée que l’on se fait de nos chansons. Pour le reste, tout ça est venu plutôt naturellement.

Continuons dans votre actualité, avec votre premier EP, un quatre titres à la pochette, euh… Comment dire ? Euh, en fait, d'où vient cette pochette, et qu'est-elle censée représenter ?
 
Cet artwork a été réalisé en collaboration avec un pote. On a voulu faire une métaphore spatiale de la sexualité. Ça se voit, non ?

Bon, votre EP, donc. Vous l'avez tiré en vinyle, à 200 exemplaires. Vous pensez qu'il y a encore des gens qui écoutent du rock sur des platines vinyle ?

 
Qui sont les gens qui n’écoutent pas du rock sur des platines vinyles ? On n’en connaît pas.

Pendant qu'on en est au vinyle, j'ai une question indispensable à vous poser : pourquoi un vinyle numéroté à la main ?

 
Faut bien donner du boulot aux stagiaires.

Bon, et ce Pedobear qui apparaît partout, c'est un délire particulier, un argument de vente "djeunz et fun", ou juste un petit truc marrant calé à la va-vite ?

 
La réponse est inscrite sur la face B de l’EP, mais on a oublié de le faire imprimer dessus, donc, bon, vous n'en saurez jamais rien. Plus sérieusement, il s'agissait de s'exprimer sur l'orientation sexuelle de certains membres du groupe.

"Bus Palladium", la même live in Paris. Vidéo non répertoriée par Youtube, donc quasiment inédite : profitez-en ! 

Avant de conclure, une autre question essentielle : de quoi parlent vos chansons, et qui écrit les paroles ?
 
Les chansons parlent de filles, c’est normal, elles sont trop cool.

Et une dernière, que j'aime poser aux gens : si vous deviez garder cinq disques avec vous, et demander à un Alien de pisser sur les autres pour les dissoudre, lesquels seraient les premières victimes, et lesquels finiriez-vous par garder ?


Pour les victimes, le top 5 de Fun Radio fera probablement l’affaire. Pour le reste, "Pet Sounds" [The Beach Boys, 1966], "Sgt. Pepper's Lonely Hearts Club Band" [The Beatles, 1967], "The Piper at the Gates of Dawn" [Pink Floyd, 1967], "Dr. Feelgood" [Mötley Crüe, 1989], "Unknown Pleasures" [Joy Division, 1979], "Congratulations" [MGMT, 2010... eh les mecs, ça fait six, là]. 

Merci beaucoup, Birdy Hunt. [Et merci à leur manager Kévin.]






Site officiel du groupe : http://www.birdyhunt.fr/

Myspace : http://www.myspace.com/birdyhunt

Leur EP à l'écoute sur SoundCloud : http://soundcloud.com/birdyhunt/sets/birdy-hunt

2 commentaires:

Anonyme a dit…

dla balle

Modern Zeuhl a dit…

Laconique et anonyme, mais j'ai envie de dire "merci" quand même ^^

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