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lundi 31 janvier 2011

This Horrible Machine


Enfin un groupe de death-metal sur ce blog ! Non pas que je sois vraiment un grand fan de death, mais je dois reconnaître que certains groupes ont bercé mes années de lycée à coups de grunts épais (Morbid Angel en tête de liste) et que d'autres restent dans mes grandes amours du metal (particulièrement Nile, dont les ambiances arabisantes m'emportent toujours avec autant de facilité, et quelques hybrides comme The Faceless, War from a Harlot's Mouth ou The Amenta).

Bon, d'accord, sur Modern Zeuhl, il y a eu SUP il y a quelque temps, mais ils se sont tellement éloignés de la brutalité primale du death des origines qu'on aurait du mal à les cataloguer ainsi. Il y a aussi eu Gojira, dont les racines death sont plus qu'évidentes, mais à force, ils ont quand même développé un style qui n'appartient qu'à eux.

Ecoutons aujourd'hui un peu de musique qui défouraille, "à l'ancienne", pour ainsi dire. En l'occurrence, un groupe de Louisiane (oui, le pays de James Brown...) nommé This Horrible Machine, né début 2008, et réellement formé au printemps 2009, saison à laquelle ils sortent ce qui est actuellement leur unique EP, "Dead Air". Et attention, ça envoie sec.

Et ils veulent que ça se sache.

On sent vite les influences qui s'entremêlent : gros riffs gras dans un bon style death-metal old-school (soutenus par la voix toute en épaisseur du chanteur) agrémentés de passages plus modernes, un peu plus dans la veine du death mélodique scandinave à la In Flames ou Soilwork (le début de "Children of Men", notamment), un soupçon de profondeur hardcore voire post-hardcore (l'excellente "Casualties"), quelques odeurs de soufre empruntées au black-metal ou à certains styles épiques ("Inglethor", avec son riff de fond de caveau, puis son passage épique à la Amon Amarth, puis son ambiance néo-guerrière à la Bal-Sagoth), des explosions de guitare très mathcore (le riff de fin de la chanson "Dead Air" qui fait sévèrement penser à du Psyopus), quelques lignes mélodiques pas piquées des vers (la très belle "Hard Rain", qui conclut l'opus)...

"Casualties", une chanson trop courte, bien trop courte.

Mais il n'y a pas d'incohérence là-dedans. Des expérimentations, oui, clairement. Et il en faut. Les styles "bruts" s'épuisent aussi vite qu'ils sont créés, et seuls quelques précurseurs réussissent à les prolonger avec assez de cran et d'intégrité pour qu'on continue à être pris dans le tourbillon. This Horrible Machine renouvelle en récupérant à sa sauce tout un tas d'influences, et en les mêlant avec inspiration et honnêteté.

"Children of Men". On pose des ambiances à la suédoise, mais on envoie bien à l'américaine.

La composition est propre et le son est sale. Et vice-versa, d'ailleurs : la production est impeccable et les ambiances bien prenantes. Que demander de plus ? "Dead Air" est une grande réussite et un EP plus que prometteur. On attend un premier album avec impatience, les mecs.



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