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vendredi 29 juillet 2011

Live review : Dour Festival, jour N+1 (aka "Ending Credits")


Il y aurait énormément de choses à dire sur ce festival incroyable. Le mauvais temps a un peu déçu, mais l'ambiance est tout simplement incroyable : tout le monde parle à tout le monde, indépendamment des styles, des intérêts, des origines, et on aura au final croisé un nombre incroyablement restreint de connards (pas un seul pour ma part, mais Marion a été étonné par des Flamands refusant obstinément de s'adresser à des francophones -- à mille lieues de tous les Flamands que j'ai eu l'occasion de croiser de mon côté -- et on a entendu parler de quelques micro-embrouilles devant Cypress Hill).

Je parle la langue que je veux, et arrête de me regarder en coin, OK ?

Live review : Dour Festival, jour 4 (aka "Apothéose")


Première (et unique) vraie nuit de sommeil du festival, un véritable plaisir. D'autant que cette journée de dimanche s'annonce très chargée, pleine de grands concerts ; le cocktail ravi-d'avance/bien-reposé/oh-tiens-la-pluie-s'est-un-peu-calmée me dispense même de la Redbull matinale, ce qui arrange mon estomac lui aussi bien reposé.

...et prêt à s'en reprendre plein la gueule.

jeudi 28 juillet 2011

Live review : Dour Festival, jour 3 (aka "Tenir la distance")


Cinq heures du matin : ma voisine de tente Marion me réveille en rentrant. Assailli par un mal de ventre extrême, largement imputable à la quantité trop importante de bière et de frites ingurgitées ces quarante-huit dernières heures, je sors prendre un peu l'air -- jusqu'à huit heures et demie du matin, je resterai discuter avec les voisins de camping, à fond de MDMA et de speed, et l'absurdité de nos conversations compensera, par l'hilarité intenable qu'elle me provoque, la déception que je ressens à l'idée qu'il se pourrait que je ne sois pas assez en forme pour voir tous les concerts du samedi.

Voir le soleil se lever sur un camping de junkies... Quel pied.

mercredi 27 juillet 2011

Live review : Dour Festival, jour 2 (aka "Paradis")


Le réveil est un peu plus dur que la veille. L'excitation du tout début a laissé la place à une sorte de contentement plus tranquille, l'euphorie est un peu retombée mais a été remplacée par un ravissement sans égal. Une impression d'être dans une Utopie, un lieu qui n'existe pas : le camping n'est qu'un gigantesque cœur vibrant, dopé à la bière, à la Redbull et à la MDMA, qui pue la sueur et la simple joie de vivre. On se croise, on se fait des grimaces, on raconte des conneries avec ses voisins de file lors de la longue attente pour aller remplir quelques bouteilles d'eau potable, on écoute celles des voisins... Et tout cela paraît tellement normal. Tout le festival a été comme ça. Cent cinquante mille personnes sur une autre planète, un endroit où toutes les excentricités sont autorisées mais où, paradoxalement, le respect de l'autre règne en maître. Le premier jour, on s'en rend compte, les yeux écarquillés, la bouche bée ; le deuxième, on sait qu'on y est, et bien que déjà épuisé, on se sent juste bien.

Même les tentes sont accueillantes.

mardi 26 juillet 2011

Live review : Dour Festival, jours 0 et 1 (aka "Bienvenue Ailleurs")


Le Dour Festival, le truc de dingues dont j'entends parler depuis que Gojira tripe dessus dans "The Link Alive", est enfin à ma portée, FUCK YEAH ! L'affiche de cette année m'a convaincu. Dans le désordre le plus total : Neurosis, Gallows, Le Bal Des Enragés, Radium, Cypress Hill, Russian Circles, Vitalic, Les Petits Pilous, Mogwaï, CocorosieBoris (pas celui de "Soirée Disco", mais le groupe japonais qui a notamment collaboré avec SunnO))) et Merzbow... dans un autre genre, donc), et j'en oublie.

mercredi 20 juillet 2011

Interview Mhönos



Mhönos est un projet de drone-doom normand, véritable voyage introspectif étonnamment captivant, aux aspects presque mystiques. Subjugué par la beauté de leurs compositions, j'ai contacté Frater Stéphane, à l'origine du projet, pour lui demander quelques éclaircissements. Le résultat est aussi étonnant que la musique du groupe, dérangeant par moments, envoûtant à d'autres. A vous d'en juger.


samedi 9 juillet 2011

Add-ons 4

Ne me demandez pas pourquoi j'ai choisi cette image. Je l'adore, c'est tout.

Du nouveau, encore du nouveau, toujours du nouveau : quelques petits morceaux d'actualité que vous avez peut-être ratés.

jeudi 7 juillet 2011

Album en or : Ayreon, "Into The Electric Castle"


On ne peut pas parler d'un groupe pour décrire Ayreon, car il s'agit en fait d'un homme tout seul, Arjen Anthony Lucassen, sorte de néerlandais fou, qui invite divers musiciens et chanteurs pour chacun de ses albums, quasi-exclusivement des concepts-albums dont les histoires sont reliées les unes aux autres (des riffs et des lignes de chant d'un album peuvent brièvement réapparaître sur un autre, ou un personnage peut être recroisé dans une autre histoire). Il serait tentant de parler de l'ensemble de la carrière de cet étrange personnage, dont les expérimentations artistiques, quelque part entre le heavy mélodique et le rock psychédélique, ont débouché sur des albums tous plus variés et originaux les uns que les autres, opéras-rock qui ont réinventé l'opéra-rock, et briques d'un projet global à l'ambition folle. Cependant, un album en particulier est digne du plus grand intérêt : c'est son troisième opus, son deuxième concept-album, et sa première œuvre qui ne tient pas sur un seul disque. Cet album incroyable s'appelle "Into the Electric Castle", et il est sorti en 1998.

Pourtant, ç'a été une année horrible sous plein d'autres aspects.

mardi 5 juillet 2011

Alkalys


Mon Dieu, je suis terriblement en retard sur moi-même. Cela fait maintenant presque deux mois que je veux parler d'Alkalys, quatuor haut-normand formé en 2006, et de leur dernier album "A Pack of Lies", sorti le 1er mai 2011, et presque deux mois que j'oublie. Certes, il y a eu du nouveau depuis, des concerts en veux-tu en voilà, des interviews, et j'en passe, mais toutes les raisons du monde ne pardonneraient pas de passer à côté d'une beauté si imposante.

Si Alkalys était une femme.
("Bien joué, la photo de nichons, tu vas attirer plein de monde sur ton blog.
- Euh... Je l'ai pas fait pour ça, en tout cas. C'est juste que j'aime bien les jolies filles à poil.
- Ah.")