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jeudi 17 mai 2012

Whourkr


Il y a tellement de choses à dire sur le dernier Whourkr (sorti le 14 mai 2012). En tout cas, dès le premier contact, il m'a vendu du rêve.

D'une part, commençons par le commencement : Whourkr est un projet auquel Gautier Serre, alias Igorrr, est le seul contributeur permanent. "4247 Snare Drums" est le troisième album de ce projet, en collaboration avec ce taré de Mulk, tandis que le premier album, "Naät", a été créé avec Öxxö Xööx et le second, "Concrete", avec -i snor. Öxxö Xööx a cependant participé à "Ostina" et "Arithmetic Punishment", deux des tracks de ce dernier album.

 Ambiance de travail chez Whourkr.

lundi 26 mars 2012

Mono-Amine


Il y a les artistes qui révolutionnent un genre, voire même qui en créent un nouveau, sans rechigner. Ce sont les 5F_55, AutechreBlut Aus Nord, Explosions in the Sky, Hypnoskull, MayhemMeshuggah, Mr Oizo, NeurosisOpeth, Shining, The AlgorithmVildhjarta... ou, pour viser dans le plus vieux, Einstürzende Neubauten, Frank Zappa, Kraftwerk, Led Zeppelin, Magma, Pink Floyd, The Residents, et tous ceux que j'oublie. (Si j'ai oublié un ou deux artistes/groupes dont vous êtes fan, vous pouvez venir râler ci-dessous, j'y jetterai un œil distrait un de ces soirs, entre Facebook et Youporn.) Et puis il y a ceux qui n'inventent pas grand-chose, mais parviennent sans que l'on sache trop comment à parfaire un style, à lui donner tout ce que l'on pourrait y rechercher, à agencer des éléments déjà existants avec une telle maîtrise que le rendu est irrésistible. Mono-Amine est quelque part entre les deux.

On appelle ça l'innovation.

vendredi 10 février 2012

Yog


Quel délicat plaisir, en rentrant d'une journée de travail morne et terriblement ordinaire, de découvrir dans sa boîte aux lettres le livre ou le disque qui va embellir la soirée que, sans lui, nous aurions passé à écluser du whisky bas de gamme pour oublier que nous payons les traites de la voiture qui nous sert à aller travailler avec l'argent que nous rapporte le travail que nous avons dû accepter pour la payer, le tout en attendant sans y penser la Faucheuse qui nous soustraira de cette vacuité pour nous précipiter vers le Grand Vide. (Non, je déconne, je ne chronique pas un CD de doom cette fois-ci.)

Non, je ne parle pas de ça. Idiot que tu es.

vendredi 23 décembre 2011

Techdiff


En 2007, à la sortie du mini-album "Coronation of a Cursed King", l'artiste breakcore londonien Techdiff avait déjà eu droit à quelques critiques élogieuses, l'annonçant comme "un artiste Venetian Snares-like qui ira loin". S'en sont suivies de trop longues années d'absence partielle, une participation à une compilation par-ci (dont la joliment nommée "Girls <3 Breakcore"), une collaboration avec Rotator par-là... Il faut attendre fin 2011 pour avoir droit, sur le label de Rotator d'ailleurs -- l'excellent label Peace Off à qui l'on doit également deux EPs du grandiose Ruby My Dear -- à un album de quarante minutes, "The Black Dog Released".

He will eat your fucking soul.

mardi 8 novembre 2011

Cellscape


Ressorti du placard, le hasard aidant (un petit coup de pub sur la page Facebook de l'artiste breakcore Ruby My Dear), je tombe sur le groupe Cellscape, originaire de Cahors, et leur premier album sans titre en écoute gratuite sur le Net. Mon oreille est curieuse : elle se jette sur l'objet. 

Et soudain, c'est la beigne. 

samedi 29 octobre 2011

Ruby My Dear


"Notre vocation, c'est de découvrir, en chacune des personnes que nous rencontrons, la Beauté, qui parfois est cachée, mais il y a une Beauté. Et notre vocation, c'est de découvrir cette Beauté, et de la mettre en valeur, de la faire fleurir." Démarche finalement proche de celle de l'artiste, ou même de l'amateur d'art, qui fait fleurir en lui la beauté parfois difficile à appréhender d'une œuvre. Pour cette raison, ce sample entendu dans la track "Vocation" de Ruby My Dear est autant une invitation à donner un nouvel éclairage à nos existences qu'une parfaite introduction à cet article, car la musique de ce jeune artiste français cache des trésors d'émotion, voire de douceur, sous une frénésie de beats hachés qui rend cette douceur difficile d'accès.

jeudi 20 octobre 2011

Unfold


Le groupe suisse Unfold aurait eu plus de dix ans d'existence s'il n'avait pas subi un long break, de 2004 à 2009, au bout duquel le groupe semble s'être reformé plutôt naturellement et l'inspiration est revenue toute seule. Quand ils en parlent, les Unfold sont plutôt cabots, et bien entendu, l'exemplaire promo les présente comme une formation-phare du metal helvétique et autres qualificatifs dithyrambiques finalement fort convenus. J'ai voulu découvrir ce qu'il en était réellement, et je me suis pris une sacrée beigne.

Hein, quoi ? Où ça, une running-joke, où ça ?

jeudi 22 septembre 2011

Lingouf


Découvert au Noxious Art Festival. Pas aimé. Trop carré, trop grésillant pour-le-plaisir-du-hardcore-sale, pas dans l'ambiance, raté le flow. Mais comme un simple live ne veut pas dire grand-chose, j'ai laissé une chance à Lingouf, et après l'écoute de quelques gros sons pas déplaisants, je me suis lancé corps et âme dans l'écoute de son dernier opus "Doème", sorti en cet an de grâce 2011 sur l'excellent label industriel allemand Ant-Zen. Ce qui m'attendait dans cet album, c'était une énorme surprise, une richesse musicale que je n'aurais pas pu imaginer, des ambiances saisissantes, et une des découvertes les plus puissantes de mon année.

Danke schön !

jeudi 15 septembre 2011

Live review : Noxious Art Festival (du 9 au 11 septembre 2011, Moulin de Pontcey)

Crédit photo : Chloé Homont (site en construction).

Organisé par l'association Audiotrauma dont j'ai déjà interviewé pour ces pages le président Syco, le Noxious Art Festival nous accueille au Moulin de Pontcey, modeste bâtiment de pierre à une dizaine de kilomètres de la ville de Vesoul, redécoré pour l'occasion (nous pûmes notamment apprécier le superbe graff Noxious sur un des murs de la salle de concert elle-même, ainsi que, trônant au milieu de quatre autres œuvres d'artistes indépendants, face au bar intérieur, le tableau "Le Cri" du français Meln). Comme beaucoup de festivaliers et d'artistes, nous résidons au Camping du Lac, à la limite entre Vesoul et Vaivre, un petit coin de paradis ensoleillé avec une plage de sable donnant sur un superbe lac. Un petit coin tranquille qui va nous sentir passer...

Un endroit où les arbres poussent dans les canettes de bière. Bienvenue au paradis. (Crédit photo : Daphné Boghossian.)

mardi 30 août 2011

Live review : Festival des Arts Bourrins, jour 2


Une nuit trop courte, un hangover cruel : la journée ne s'annonce pas particulièrement tendre avec moi. La bonne nouvelle, c'est cet enchaînement Klone-Gorod que j'attends avec la plus grande impatience (une autre bonne nouvelle viendra plus tard, en courant de soirée… rendez-vous après-demain pour en savoir plus) ; la mauvaise, c'est que mon estomac fragilisé a décidé de m'interdire l'ingestion d'alcool, et dans une journée lors de laquelle est prévue par l'orga du festival une "pause bières" de deux heures, c'est quand même un sévère bad beat. Inutile de dire que la viande soûle va s'amonceler en début de soirée ; c'est un aspect que je laisserai volontairement de côté ici…

J'ai appris en festival que le porc à la bière n'a pas toujours aussi fière allure. (Pure provocation. Haters gonna hate.)

dimanche 28 août 2011

Live review : Festival des Arts Bourrins, jour 1


Pour ceux qui n'en ont pas entendu parler, c'est-à-dire, en gros, ceux qui se foutent totalement du metal et/ou qui n'habitent pas en Normandie, le Festival des Arts Bourrins est un rassemblement de deux jours se déroulant à La Neuville Chant d'Oisel, à quinze kilomètres de Rouen, toujours dans une ambiance des plus chaleureuses, réunissant quelques têtes d'affiche françaises réputées et une flopée de groupes moins connus, quasi-exclusivement locaux. Une exposition artistique a également lieu, que j'ai malheureusement ratée cette année -- l'an dernier, elle proposait entre autres les œuvres polémiques du Society Kaos Institut Kritik, et les superbes créatures d'os et de résine de Dyginst.

mardi 16 août 2011

Aphasia


Un artiste repéré par Manu le Malin ne peut pas être foncièrement mauvais, n'est-ce pas ? Ainsi en est-il du Français Aphasia, quelque part entre l'indus et la techno/hardcore, sans qu'on sache trop où. Deux albums extrêmement bons sortis sur Bloc 46 (le fameux label de Manu le Malin), puis une collaboration avec ce dernier et deux/trois autres artistes du même label dans le groupe de techno-punk Palindrome, et récemment un retour en solo qui fait baver et des EPs et collaborations qui nous font attendre le prochain LP avec impatience...

Fuck yeah.

mercredi 3 août 2011

The Nihilist


Un side-project plus intéressant et excitant que le groupe originel, ça arrive en fin de compte relativement souvent. Prenez Kristoffer Gildenlöw, bassiste de Pain on Salvation : il n'a jamais contribué à quelque chose d'aussi abouti et grandiose que l'album "Grave Human Genuine" de Dark Suns, qui aura sans doute très bientôt sa place sur ce site, dans la catégorie "album en or". (Ceci dit, Kristoffer n'est au final que leur bassiste sur album, et non un membre permanent -- encore moins un compositeur. Ca fait toujours de la pub au groupe, pas vrai ?) Là où ça commence à devenir moins crédible, c'est quand le "projet parallèle" consiste juste en la même personne, sous un autre nom. A part Venetian Snares (avec son projet Last Step... ainsi que ses deux mille huit cents autres pseudonymes), personne à ma connaissance n'a réussi à mieux s'en sortir que Radium dans ce registre.

mardi 21 juin 2011

Interview Clotaire 1er


Après l'interview dans un placard peint en noir, le fond de couloir blanc cassé du backstage du Glazart me paraît incroyablement calme et lumineux. Autant dire que l'interview de Jeff, alias Clotaire 1er, se passe dans de bien meilleures conditions que celle de Matta, et c'est un jeune pas-tout-à-fait-trentenaire décontracté et bavard qui répond à mes questions avec le plus grand naturel du monde, assez loquace pour même répondre d'avance à des questions que je ne lui ai pas encore posées.

Et il a l'air moins fou au naturel que sur scène. Enfin, je crois.



dimanche 22 mai 2011

Clotaire 1er


"Prendre des p'tits bouts de trucs et puis les assembler ensemble", comme qu'ils disent, les autres fêlés de Stupeflip. Cette menuiserie étrange peut donner toutes sortes de résultats, des plus incroyables (le jazz-metal d'Ephel Duath ou le baroquecore d'Igorrr) aux plus foireux (le techno/screamo pour adolescentes mongoloïdes d'Attack Attack, voire même le death-Cher-électro-mathcore grand-guignol de Design the Skyline) en passant par ceux dont on ne sait juste pas quoi penser (ce qui est généralement bon signe, quelque part entre la brutalité de la découverte et le pressentiment du coup de foudre). Alors, quand quelqu'un parvient à bidouiller des morceaux de machins et des copeaux de bidules et à en faire un tout cohérent, entraînant, bien branlé et qui sent la sueur, ce serait du gâchis que de passer à côté.

jeudi 21 avril 2011

The Phantom Carriage


Film suédois sorti dans les salles le premier janvier 1921, "The Phantom Carriage", encore considéré par beaucoup de cinéphiles avertis comme un des chefs-d'oeuvre du cinéma de ce pays, est une de ces petites pépites romantiques et noires, sur fond de mythes et légendes, dont le cinéma noir et blanc nous a livré de superbes incarnations, douceâtres et poétiques comme l'Enfer de Dante, et que la tripaille crue à la Saw a depuis remplacé. Mais je n'en ai pas grand-chose à foutre, en fait.

Ouais, ça a l'air joli, mais on n'est pas sur un putain de site de ciné, ici, OK ?

jeudi 24 février 2011

Fast Forward


Détracteurs extrémistes de la musique de presse hydraulique et des guitares acérées, passez votre chemin. Les autres, sortez vos enceintes, augmentez le niveau de basses, ça va cracher. Mais d'abord, un peu d'histoire (si vous vous en fichez, sautez directement à la fin de l'article pour écouter "Katuvolcus", la plus représentative et significative de cet article).

mercredi 16 février 2011

Drumcorps


Encore un Aaron. Décidément… Ici, le Spectre s'inspire clairement du Funk : Aaron Spectre, jeune artiste américain officiant sous le nom de Drumcorps, compte clairement Venetian Snares, alias Aaron Funk, parmi ses influences principales. En même temps, comment ne pas s'inspirer de Venetian Snares quand on met du breakbeat dans ses compositions ? Ce n'est pas comme si ce mec avait révolutionné le genre, et continuait à l'enrichir, album après album (mais j'en parlerai plus longtemps dans une chronique sur lui… un jour -- EDIT : ayé !), mais bon, un peu quand même.

Représenté ci-dessus : un artiste qui a révolutionné la musique. Bon, le jour de la photo, il était pas en forme.

lundi 13 décembre 2010

The DJ Producer


"Papa ?
- Oui, ma petite fille ? ...et arrête de m'appeler Papa, j'ai un prénom, tu sais, mon ange.
- Papa, c'est quoi une teuf ?
- Une teuf ? (J'hésite pendant quelques secondes, me demandant comment je vais bien pouvoir m'en sortir.) Pourquoi tu me demandes ça, ma puce ?
- Passque Maman elle dit que tu sais mieux qu'elle ce que c'est, une teuf, et j'ai entendu un monsieur dans un film qui disait qu'il était allé dans une teuf et qu'il avait dansé et qu'il avait pris de la cocaïne et qu'il était comme un fou. C'est quoi, la cocaïne, Papa ?