J'ai entendu dire qu'Ez3kiel, à la base, est un groupe de dub/rock orienté trip-hop. Entendu dire. C'est probablement une information à mettre au conditionnel. Désormais, Ez3kiel ne peut plus avoir aucune étiquette ni aucune dénomination. Si je devais vraiment faire des comparaisons, je les rapprocherais finalement bien plus de formations de musique néo-classique comme Chaostar que de groupes de trip-hop ou de dub. De toutes façons, j'aime pô le dub.
Rien que de la musique : violente, décalée, vivante, hypnotique, frénétique, mélancolique, hallucinogène, froide, éclectique, électrique, organique.
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jeudi 25 octobre 2012
samedi 19 mai 2012
Necro Deathmort
Steven Wilson (Porcupine Tree, Blackfield, No Man, etc.) est franchement quelqu’un de bien. Non, je ne le connais pas personnellement, simplement qu’en plus de composer de la musique de qualité (son dernier album solo est franchement magnifique), le bougre a également des goûts musicaux pour le moins intéressants. C’est donc avec la plus grande attention que j’ai parcouru son "top 2011" jusqu’à tomber nez à nez avec ce groupe, annoté par le maitre comme suit : "imagine Trent Reznor producing Sunn O)))" Il ne m’en fallait pas plus pour me jeter dessus tel un mort de faim…
mardi 24 janvier 2012
Öxxö Xööx
Sous l'étiquette très arbitraire "doom-metal" peut se cacher beaucoup de choses, des ambiances mélancoliques voire dépressives de Shape of Despair à celles, plus enfumées et métaphysiques, d'Esoteric, et du son agressif et vibrant de SunnO))) à celui, profond et mélodique, de Type O Negative. Pour remédier à ce risque de confusions, les metalleux ont créé des sous-genres (dans l'ordre des groupes cités, on pourrait coller les labels "funeral doom", "dark experimental", "drone", "gothic metal") qui renforcent encore l'incrédulité du non-initié pour lequel, au moins, le mot "doom", qu'on peut traduire par "destin funeste" ou "fatalité", portait l'idée principale d'une musique sombre et majoritairement inspirée par l'inéluctabilité de notre sort.
Autrement dit : naître, en chier, mourir. (Quoi ? On ne peut pas être poète tout le temps.)
mardi 8 novembre 2011
Cellscape
Ressorti du placard, le hasard aidant (un petit coup de pub sur la page Facebook de l'artiste breakcore Ruby My Dear), je tombe sur le groupe Cellscape, originaire de Cahors, et leur premier album sans titre en écoute gratuite sur le Net. Mon oreille est curieuse : elle se jette sur l'objet.
Et soudain, c'est la beigne.
samedi 29 octobre 2011
Ruby My Dear
"Notre vocation, c'est de découvrir, en chacune des personnes que nous rencontrons, la Beauté, qui parfois est cachée, mais il y a une Beauté. Et notre vocation, c'est de découvrir cette Beauté, et de la mettre en valeur, de la faire fleurir." Démarche finalement proche de celle de l'artiste, ou même de l'amateur d'art, qui fait fleurir en lui la beauté parfois difficile à appréhender d'une œuvre. Pour cette raison, ce sample entendu dans la track "Vocation" de Ruby My Dear est autant une invitation à donner un nouvel éclairage à nos existences qu'une parfaite introduction à cet article, car la musique de ce jeune artiste français cache des trésors d'émotion, voire de douceur, sous une frénésie de beats hachés qui rend cette douceur difficile d'accès.
jeudi 27 octobre 2011
Nicolas Jaar
La musique électronique telle qu’elle est connue dans notre société TF1nisée reposerait donc sur les épaules d’un certain David Guetta, joyeux luron frenchy qui se pavane d’île en île, distribuant "amour" et "gaieté" sur des rythmes sucrés aux clameurs affligeantes. J’ai envie de dire non, surtout pas. Ne pourrions-nous pas déguster un album d’éléctro confortablement installé, au calme, sans avoir une tête de surfeur décérébré nous implorant d’observer à quel point la demoiselle bouge son arrière-train de façon incroyable ? La musique électronique, la vraie, celle qui saisit et qui sublime, se cache souvent là où on l’attend le moins. Par exemple chez un jeune homme New-Yorkais d’origine chilienne de 21 ans qui distille sa musique évangélique sous couvert de basses pernicieuses et camouflées. Un petit génie.
HUUUUURR DUUUUURR. (In French : "GNÉÉÉÉÉÉÉÉÉ FFFLBLBLBL.")
samedi 24 septembre 2011
Fever Ray
Qui a dit que ces dernières années ont été pauvres musicalement ? Certainement pas moi. A l’écoute de ce premier album éponyme de Fever Ray, il m’est impossible d’évoquer une telle ineptie. Expatriée de son groupe principal nommé The Knife, la suédoise Karin Dreijer nous invite dans un voyage sensoriel hors du commun, pour notre plus grand plaisir.
jeudi 15 septembre 2011
Live review : Noxious Art Festival (du 9 au 11 septembre 2011, Moulin de Pontcey)
Organisé par l'association Audiotrauma dont j'ai déjà interviewé pour ces pages le président Syco, le Noxious Art Festival nous accueille au Moulin de Pontcey, modeste bâtiment de pierre à une dizaine de kilomètres de la ville de Vesoul, redécoré pour l'occasion (nous pûmes notamment apprécier le superbe graff Noxious sur un des murs de la salle de concert elle-même, ainsi que, trônant au milieu de quatre autres œuvres d'artistes indépendants, face au bar intérieur, le tableau "Le Cri" du français Meln). Comme beaucoup de festivaliers et d'artistes, nous résidons au Camping du Lac, à la limite entre Vesoul et Vaivre, un petit coin de paradis ensoleillé avec une plage de sable donnant sur un superbe lac. Un petit coin tranquille qui va nous sentir passer...
Un endroit où les arbres poussent dans les canettes de bière. Bienvenue au paradis. (Crédit photo : Daphné Boghossian.)
mardi 6 septembre 2011
Roel Funcken
Roel Funcken est un producer intarissable. Lui et son frère ont formé il y a maintenant douze ans Funckarma, sorte de projet polymorphe s'ancrant dans des racines IDM relativement marquées mais osant l'exploration d'une large palette de styles électroniques avec un talent reconnaissable, notamment dans la série des "Dubstoned" où les deux frangins déconstruisent et reconstruisent la dubstep avec un brio à en baver par terre. La discographie de ce duo hollandais est relativement impressionnante, bien qu'elle n'atteigne quand même pas, Dieu nous garde, la fréquence de releases d'un Frank Zappa ; la découverte de ladite discographie est un exercice demandant une grande patience mais dont la récompense est quasi-permanente.
"Clinter", sur le quatrième "Dubstoned".
dimanche 7 août 2011
Mobthrow
Au fil de mes recherches sur le Net, je vois que je me suis encore fait griller sur ce coup-ci. Forcément, je chronique tellement de groupes avec des mois de retard sur leur actualité que quand je prends le temps d'en parler, d'autres l'ont fait depuis longtemps. Mais ce qui m'énerve, c'est que c'est encore Chroniques Électroniques qui a parlé avant moi d'un truc que j'adore et que j'ai découvert sans eux. Non mais sérieux. Bon, tant pis : j'en parlerai quand même, non sans avoir fait au passage de la pub aux Chrozélec. Je m'en fous, je ne touche pas d'argent sur mon blog (j'ai même refusé d'y mettre de la publicité), alors la concurrence ne m'effraie pas trop.
You know I love you, guys.
mardi 28 juin 2011
Live review : One Man Team Dance + Seal of Quality + Le Général Midi (25/06/11, Emporium Galorium, Rouen)
Cela faisait quelque temps que je n'avais pas mis les pieds à l'Empo, ce petit bar un peu haut perché muni d'une cave voûtée dans laquelle sont organisés de petits concerts sans prétention. J'ai déjà pu voir les murs de pierre de cet endroit ruisseler de condensation lors de certains concerts animés (notamment metal) très surprenants. Ce soir, l'humidité ne sera sans doute pas au rendez-vous, me dis-je en arrivant, en retard pourtant, et en voyant une poignée de personnes, dix ou quinze à peine, devant la scène sur laquelle la première partie termine déjà sa deuxième chanson.
"Helping ugly people have sex since 1997". Vendeur, mais je ne dois pas être tout à fait assez moche pour que ça marche pour moi. (Rouennais, allez au Shari Vari ou à la Boîte à Bières, ça fonctionne mieux.)
dimanche 19 juin 2011
Live review : Casse Ton Singe ! (17/06/11, Glazart, Paris)
Casse Ton Singe a été annoncé/vendu par La Mangouste, qui gérait l'évènement, comme "une soirée festive à grand renfort de groupes noise et pop, fanfares, DJs électro/techno, délires 8 bit, sets breakcore, animations débiles, déguisements, jets de ballons, happenings en tous genres." Etant donné que j'ai remplacé la before par un buvage de coups en bonne et due forme, et que j'étais trop épuisé pour l'after, je ne peux pas juger de l'ambiance à ces deux endroits (respectivement le Pop-In, dans le onzième, et le BKO, dans le vingtième). L'after lui-même peut être considéré comme un happening, puisque le lieu a été gardé au chaud jusqu'à la dernière minute.
Et l'Oscar du meilleur teaser est décerné à...
lundi 6 juin 2011
Live review : Nasser + Orchester + M.I.L.K (03/06/11, Théâtre des Chalands, Val-de-Reuil)
mardi 3 mai 2011
Niveau Zero
L'artiste d'aujourd'hui officie dans un mélange de dubstep et de pléthore d'autres styles électroniques. Et il est génial. Question à cent balles : sur quel label est-il signé ? Ouhlà, c'est pas facile.
TMTC. (Running joke.)
dimanche 1 mai 2011
Live review : Stupeflip + Bonaparte (29/04/11, Le 106, Rouen)
Crédit photo : Thomas Desmier (mille mercis !), Angers, 1er avril 2011
Stupeflip en live. Rien que ça. Depuis des années, on attendait tous que ça arrive. On croyait que le Stup était éteint ; il nous a envoyé "The Hypnoflip Invasion", et il a prévu une tournée française. Ô joie ! Le Crou est heureux : une de ses plus belles excroissances revient lui chier dans le crâne !
dimanche 10 avril 2011
Venetian Snares
Une vingtaine d'albums, sensiblement autant d'EP et de minis. Non, je ne parle pas d'un bluesman noir décédé de la Motown, ni des deux premières années de carrière de Frank Zappa, mais d'Aaron Funk, alias Venetian Snares, trente-six ans cette année, un artiste qui a révolutionné un secteur entier de la musique électronique en recréant le breakbeat et le breakcore (et dont j'avais promis que je parlerais un jour).
samedi 26 février 2011
Brainpain
"Bringing the excitement back to dubstep", disait une des chroniques que j'ai pu lire sur le premier album "Prototype" de l'excellent duo Matta, auquel Modern Zeuhl a déjà dédié une chronique dithyrambique. Mon opinion sur le duo n'a pas changée : cet album est grandiose, et tourne encore maintenant en boucle sur les ordinateurs de toute la maisonnée. Mon avis général sur la dubstep n'a, hélas, pas bougé d'un pouce non plus : c'est un style qui a désespérément besoin d'air frais, de renouveau, de fusion. Les bidouilleurs de wobble -- ces grosses basses vrombissantes qu'on aime tant -- sont légion, tous plus stéréotypés les uns que les autres, et sous le flot incessant (devrais-je dire l'inondation ?) de nouveaux artistes dont le niveau technique de machiniste contrebalance le manque d'ouverture musicale, il est de plus en plus difficile de tirer les pépites cachées ça et là -- les musiciens inspirés et ambitieux.
mardi 8 février 2011
Vuneny
De la même façon que j'ai littéralement encensé le label Ad Noiseam dans la Zeuhlerie consacrée à Matta, je vais aujourd'hui encenser le label français Jarring Effects, voyez plutôt : High Tone, La Phaze, Ez3kiel, Interlope, Brain Damage... Que du bon, de l'hallucinogène, de l'halluciné, du qui-fait-planer.
(J'en profite pour préciser que ce label a besoin de vous. Achetez leurs CDs, ou bien faites-leur juste don de quelques dollars, mais soutenez-les. Comme ils le disent eux-même sur leur page d'accueil, ils en ont besoin.)
TMTC.
jeudi 27 janvier 2011
Matta
Oui, je vais encore faire de la publicité au label Ad Noiseam. Je n'y peux rien : cette saloperie de label indépendant allemand regroupe une grande partie de ce qui se fait de meilleur en électronique expérimental. Igorrr et Broken Note, deux de mes grands chouchous, ont naturellement rejoint l'écurie Ad Noiseam, qui compte également des Niveau Zéro (dubstep énervé), des Iszoloscope (indus rythmique d'excellente facture), et tellement d'autres, tous aussi talentueux les uns que les autres, et tous ayant une personnalité si marquée qu'il est presque impossible d'en tirer un échantillon un tant soit peu représentatif.
TMTC.
jeudi 13 janvier 2011
Autechre
Deux choix s'offrent à un pauvre chroniqueur anonyme devant s'attaquer à un aussi gros morceau. Le premier est une sorte de solution de facilité : une description historique relativement froide de la carrière du groupe, des citations de réactions collectées sur le Net ou dans divers magazines spécialisés, des copier-coller de la bio officielle volée sur le sit tout aussi officiel du groupe. Le deuxième est, à l'opposé, une voie du samouraï : tenter de résumer, en quelques lignes, de la façon la plus honnête possible, l'évolution musicale, ambiante et émotionnelle des compositions, le tout si possible en évitant les éternelles métaphores pontifiantes propres aux comparaisons laudatives des pseudo-journalistes non-créateurs en mal d'inspiration.






















