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lundi 25 juin 2012

Interview Ruby My Dear


Ca finira par se savoir : j'adore Ruby My Dear, tout simplement parce que sa façon inspirée et mélodique de faire du breakcore change de la violence déstructurée de beaucoup d'autres artistes dans le milieu. Sa musique regorge d'émotion et d'une grande beauté, que chaque écoute révèle un peu plus clairement.

Et "Karoshi", premier titre dévoilé du LP à venir, confirme largement ces propos.

Anticipant la sortie, le 29 juin, de son premier LP "Remains of Shapes to Come" sur mon label préféré Ad Noiseam (ça aussi, ça finira par se savoir), j'ai contacté le jeune homme derrière le projet pour qu'il réponde à mes questions. Résultat : une discussion franche et bon-enfant de deux bonnes heures, dont je ne vous laisse que le nectar. Au programme, l'évolution de Ruby My Dear, depuis les bidouilles de Doc Colibri jusqu'à la signature chez ADN (Igorrr, Whourkr, Wormskull, Mobthrow, Matta, Broken Note, Niveau Zero et plein d'autres), en passant par Peace Off (label de Rotator) ; mais aussi, en vrac : approche mélodique, références au jazz, décalage, rentre-dedans, second degré, question rituelle.



mardi 3 janvier 2012

Album en or : Submerged "Before fire I was against other people"


La drum'n'bass a encore des choses à offrir et des dérouillées à envoyer en plein dans nos gueules. Oui, je sais, je spoile un peu sur la suite de la chronique, mais en même temps, vu que c'est un "album en or", vous vous doutiez bien que j'allais l'encenser, à moins que vous fassiez partie de cette sous-espèce humaine chez qui le quotient intellectuel ne frôle qu'occasionnellement le chiffre de la température anale, comme disait le poète cancéreux qui s'amusait à manger du crabe dans les grands restaurants pour le plaisir de pouvoir clamer "un partout".

Enfoiré de fils de pute.

mardi 13 septembre 2011

Interview 2methylBulbe1ol


Vous m'avez déjà beaucoup entendu me plaindre du manque d'originalité dans le milieu de la dubstep, de la façon dont des milliers de jeunes artistes restent trop soudés à leurs influences (Excision en tête), et du souffle d'air bienfaisant qu'amènent certains petits prodiges à l'éclectisme salvateur comme Matta, Broken Note, Niveau Zero ou l'ami Brainpain. 2methylbulbe1ol fait partie de ces producers qui visent large, brassant dubstep, drum'n'bass, IDM et ambiant (avec quelques petites touches de hip-hop toujours bien placées) dans un même univers riche et envoûtant.


La preuve en musique ! ("Infected", sortie sur Ruff.)

Soulevé et ravi (on frôle le pléonasme, non ?) par sa prestation au Noxious Art Festival de cette année, je lui ai sauté dessus dès la fin de son set pour qu'il réponde à quelques-unes de mes questions... un exercice auquel le timide mais loquace Nico s'est livré avec entrain, me dévoilant des aspects de son projet plutôt surprenants. 2methyl, ou quand un fan de rock devient "par accident" un des producers d'électro les plus séduisants du moment grâce à la recherche infructueuse d'un batteur pour un projet grindcore.

jeudi 8 septembre 2011

Vladimir Bozar 'n' Ze Sheraf Orkestär


Attendez, je vous le remets : Vladimir Bozar 'n' Ze Sheraf Orkestär. Rien qu'au nom, on peut déjà se poser des questions, la plus sensée d'entre elles étant, à la tournure près, "Mais qu'est-ce que c'est que ce truc ?". Et puis, on se laisse tenter, alléché notamment par le fait que Gautier Serre, alias Igorrr, a rejoint récemment le projet et travaille avec eux sur le futur deuxième album, ou par la façon dont leur site les décrit comme un groupe de "zap core psychédélique", ou encore par les références à Mr Bungle et à Frank Zappa qui y traînent. Et, bien sûr, il y a au moins un mot dans le nom du groupe qui nous rappellera quelque chose... Quoi ? Tu connais pas ? C'est un groupe, ils étaient number one.

vendredi 26 août 2011

Wormskull


"You are invited to witness a shattering adventure in total fright." Cette phrase, qui sert d'introduction à la chanson "Do It!", est un résumé parfait de l'intention qu'annonce Wormskull avec son premier album "Sound of Hell". Là où d'autres aimeraient nous coller la trique, nous faire bouger la tête dans tous les sens, ou juste, sans prétention, nous faire passer un simple bon moment, le trio/quatuor veut nous faire chier dans nos frocs. Pour cela, ils ont décidé de tirer le mélange metal industriel/électro vers ses extrêmes, pour créer ce qu'ils appellent de l'anarcho-rasta-crunk-punkstep (j'ai moi-même rajouté les traits d'union pour votre commodité de lecture, vous devriez me remercier).

Sont-y pas mignons ?

dimanche 7 août 2011

Mobthrow


Au fil de mes recherches sur le Net, je vois que je me suis encore fait griller sur ce coup-ci. Forcément, je chronique tellement de groupes avec des mois de retard sur leur actualité que quand je prends le temps d'en parler, d'autres l'ont fait depuis longtemps. Mais ce qui m'énerve, c'est que c'est encore Chroniques Électroniques qui a parlé avant moi d'un truc que j'adore et que j'ai découvert sans eux. Non mais sérieux. Bon, tant pis : j'en parlerai quand même, non sans avoir fait au passage de la pub aux Chrozélec. Je m'en fous, je ne touche pas d'argent sur mon blog (j'ai même refusé d'y mettre de la publicité), alors la concurrence ne m'effraie pas trop.

You know I love you, guys.

vendredi 3 juin 2011

Live review : 10 years of Ad Noiseam (01/06/11, Batofar, Paris)


Bonjour l'affiche qui fait baver : en plus des trois petits choux sur lesquels je me suis longuement étalé dans ces pages, et ne voyez pas d'allusion déplacée là où il n'y en a pas, merci d'avance (je parle bien sûr d'Igorrr, Matta et Niveau Zero), cette soirée alléchait encore avec le duo Balkansky/Loop Stepwalker, rencontre explosive d'un dubstepper espagnol et d'un drum'n'bassien bulgare, dont le récent EP "Fraktals" est une petite bombe ambitieuse et glitchy à ne pas faire cracher dans toutes les oreilles, et la présence derrière les platines de Nicolas Chevreux, monsieur le chef d'Ad Noiseam, qui, à en croire son éclectisme musical et ses goûts de derrière les fagots, allait probablement conclure la soirée par un mégamix corrosif de ses petits chouchous d'artistes maison.

Vous allez dire que je me répète, mais... TMTC, si si.

mardi 3 mai 2011

Niveau Zero


L'artiste d'aujourd'hui officie dans un mélange de dubstep et de pléthore d'autres styles électroniques. Et il est génial. Question à cent balles : sur quel label est-il signé ? Ouhlà, c'est pas facile.

TMTC. (Running joke.)