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jeudi 12 juillet 2012

Farewell Poetry


Avant une fin de saison qui est venu vite, très vite, trop vite, ma salle de concert rouennaise préférée, et ça finira par se savoir, le 106, a organisé durant un mois une série d'évènements articulée autour du thème "No(w) Future". Beaucoup d'évènements gratuits, donc la Zone Rouge du 2 juin, une journée musicale en plein centre de Rouen Rive Droite avec une vingtaine de concerts sur sept ou huit scènes improvisées, dont les excellents Yeti Lane dont je vous reparlerai un de ces quatre, à n'en pas douter.

Picture is unrelated.

samedi 19 mai 2012

Necro Deathmort


Steven Wilson (Porcupine Tree, Blackfield, No Man, etc.) est franchement quelqu’un de bien. Non, je ne le connais pas personnellement, simplement qu’en plus de composer de la musique de qualité (son dernier album solo est franchement magnifique), le bougre a également des goûts musicaux pour le moins intéressants. C’est donc avec la plus grande attention que j’ai parcouru son "top 2011" jusqu’à tomber nez à nez avec ce groupe, annoté par le maitre comme suit : "imagine Trent Reznor producing Sunn O)))" Il ne m’en fallait pas plus pour me jeter dessus tel un mort de faim…


mardi 24 janvier 2012

Öxxö Xööx


Sous l'étiquette très arbitraire "doom-metal" peut se cacher beaucoup de choses, des ambiances mélancoliques voire dépressives de Shape of Despair à celles, plus enfumées et métaphysiques, d'Esoteric, et du son agressif et vibrant de SunnO))) à celui, profond et mélodique, de Type O Negative. Pour remédier à ce risque de confusions, les metalleux ont créé des sous-genres (dans l'ordre des groupes cités, on pourrait coller les labels "funeral doom", "dark experimental", "drone", "gothic metal") qui renforcent encore l'incrédulité du non-initié pour lequel, au moins, le mot "doom", qu'on peut traduire par "destin funeste" ou "fatalité", portait l'idée principale d'une musique sombre et majoritairement inspirée par l'inéluctabilité de notre sort.

Autrement dit : naître, en chier, mourir. (Quoi ? On ne peut pas être poète tout le temps.)

mardi 3 janvier 2012

Album en or : Submerged "Before fire I was against other people"


La drum'n'bass a encore des choses à offrir et des dérouillées à envoyer en plein dans nos gueules. Oui, je sais, je spoile un peu sur la suite de la chronique, mais en même temps, vu que c'est un "album en or", vous vous doutiez bien que j'allais l'encenser, à moins que vous fassiez partie de cette sous-espèce humaine chez qui le quotient intellectuel ne frôle qu'occasionnellement le chiffre de la température anale, comme disait le poète cancéreux qui s'amusait à manger du crabe dans les grands restaurants pour le plaisir de pouvoir clamer "un partout".

Enfoiré de fils de pute.

jeudi 27 octobre 2011

Nicolas Jaar


La musique électronique telle qu’elle est connue dans notre société TF1nisée reposerait donc sur les épaules d’un certain David Guetta, joyeux luron frenchy qui se pavane d’île en île, distribuant "amour" et "gaieté" sur des rythmes sucrés aux clameurs affligeantes. J’ai envie de dire non, surtout pas. Ne pourrions-nous pas déguster un album d’éléctro confortablement installé, au calme, sans avoir une tête de surfeur décérébré nous implorant d’observer à quel point la demoiselle bouge son arrière-train de façon incroyable ? La musique électronique, la vraie, celle qui saisit et qui sublime, se cache souvent là où on l’attend le moins. Par exemple chez un jeune homme New-Yorkais d’origine chilienne de 21 ans qui distille sa musique évangélique sous couvert de basses pernicieuses et camouflées. Un petit génie. 

HUUUUURR DUUUUURR. (In French : "GNÉÉÉÉÉÉÉÉÉ FFFLBLBLBL.")

jeudi 6 octobre 2011

Esoteric


A la simple écoute de "The Maniacal Vale", dernier album en date de ce combo anglais (sorti en 2008), on réalise que le groupe Esoteric n'a pas volé son nom. Petite explication de texte : l'ésotérisme est caractérisé par une doctrine ou un mouvement spirituel réservé à des initiés, et que de rares personnes connaissent et/ou pratiquent. En ce sens, le doom metal est clairement un style ésotérique, d'une part car il est inaccessible au commun des mortels qui ne font pas l'effort de s'y plonger, presque hermétique à première vue (pour ne pas dire repoussant tant nous projetons un dégoût quasi-instinctif sur tout ce qui n'évoque pas de "bons" sentiments), et demande en partie un effort d'auto-initiation particulier ; d'autre part car il est profondément spirituel.

Zeuhl, biatch.

samedi 24 septembre 2011

Fever Ray


Qui a dit que ces dernières années ont été pauvres musicalement ? Certainement pas moi. A l’écoute de ce premier album éponyme de Fever Ray, il m’est impossible d’évoquer une telle ineptie. Expatriée de son groupe principal nommé The Knife, la suédoise Karin Dreijer nous invite dans un voyage sensoriel hors du commun, pour notre plus grand plaisir.

mardi 13 septembre 2011

Interview 2methylBulbe1ol


Vous m'avez déjà beaucoup entendu me plaindre du manque d'originalité dans le milieu de la dubstep, de la façon dont des milliers de jeunes artistes restent trop soudés à leurs influences (Excision en tête), et du souffle d'air bienfaisant qu'amènent certains petits prodiges à l'éclectisme salvateur comme Matta, Broken Note, Niveau Zero ou l'ami Brainpain. 2methylbulbe1ol fait partie de ces producers qui visent large, brassant dubstep, drum'n'bass, IDM et ambiant (avec quelques petites touches de hip-hop toujours bien placées) dans un même univers riche et envoûtant.


La preuve en musique ! ("Infected", sortie sur Ruff.)

Soulevé et ravi (on frôle le pléonasme, non ?) par sa prestation au Noxious Art Festival de cette année, je lui ai sauté dessus dès la fin de son set pour qu'il réponde à quelques-unes de mes questions... un exercice auquel le timide mais loquace Nico s'est livré avec entrain, me dévoilant des aspects de son projet plutôt surprenants. 2methyl, ou quand un fan de rock devient "par accident" un des producers d'électro les plus séduisants du moment grâce à la recherche infructueuse d'un batteur pour un projet grindcore.

mardi 6 septembre 2011

Roel Funcken



Roel Funcken est un producer intarissable. Lui et son frère ont formé il y a maintenant douze ans Funckarma, sorte de projet polymorphe s'ancrant dans des racines IDM relativement marquées mais osant l'exploration d'une large palette de styles électroniques avec un talent reconnaissable, notamment dans la série des "Dubstoned" où les deux frangins déconstruisent et reconstruisent la dubstep avec un brio à en baver par terre. La discographie de ce duo hollandais est relativement impressionnante, bien qu'elle n'atteigne quand même pas, Dieu nous garde, la fréquence de releases d'un Frank Zappa ; la découverte de ladite discographie est un exercice demandant une grande patience mais dont la récompense est quasi-permanente.

"Clinter", sur le quatrième "Dubstoned".

lundi 22 août 2011

Interview Syco (Audiotrauma)


Quelques semaines avant la cinquième édition du Noxious Art Festival, sans doute l'évènement industriel le plus alléchant de l'année, Syco Trauma, président du label Audiotrauma qui organise cette petite sauterie de trois jours, a accepté de répondre à mes questions, dans un état d'esprit, disons... Disons que les mots de Syco parlent d'eux-mêmes.


samedi 20 août 2011

Sylvgheist Maelström


Dix ans de travail pour un album, rien que ça. Autant dire que Sylmalm, l'homme derrière Sylvgheist Maelström, semble perfectionniste et acharné ; qualités indispensables s'il voulait se montrer digne émule de certains de ses mentors, à commencer par Flint Glass, qui le fait apparaître dès 2001 sur le premier album  de son label Brume Records, mais également Dither, OTX, Ah Cama-Sotz... autant d'artistes dont on ne pourra que reconnaître les influences sur ce premier album brièvement nommé "Lahar".

"Lahar : coulée boueuse d’origine volcanique. Elle est principalement formée d’eau, de cendres volcaniques et de tephras et se rencontre donc le plus souvent sur les pentes des « volcans gris » émettant des laves andésitiques." (Source : Wikipedia.)

mardi 9 août 2011

Le Diktat


"Projet bicéphale" d'industriel multi-influences, du hip-hop au noise, Le Diktat est (au départ) un duo français plus qu'étonnant.  La pochette de leur premier album, étrangement nommé "2+2=5", est une superbe allusion à la mécanisation de l'être humain ; le visuel est délibérément inspiré par les affiches de propagande communiste de l'ex-URSS, mais je persiste à croire qu'il s'agit d'une métaphore de la société actuelle -- ce ne sera pas le premier groupe d'industriel à faire passer un message altermondialiste, après tout… et d'ailleurs, d'après le duo lui-même, l'album est un hommage au roman 1984.

...ça a une sévère gueule, quand même.

dimanche 7 août 2011

Mobthrow


Au fil de mes recherches sur le Net, je vois que je me suis encore fait griller sur ce coup-ci. Forcément, je chronique tellement de groupes avec des mois de retard sur leur actualité que quand je prends le temps d'en parler, d'autres l'ont fait depuis longtemps. Mais ce qui m'énerve, c'est que c'est encore Chroniques Électroniques qui a parlé avant moi d'un truc que j'adore et que j'ai découvert sans eux. Non mais sérieux. Bon, tant pis : j'en parlerai quand même, non sans avoir fait au passage de la pub aux Chrozélec. Je m'en fous, je ne touche pas d'argent sur mon blog (j'ai même refusé d'y mettre de la publicité), alors la concurrence ne m'effraie pas trop.

You know I love you, guys.

jeudi 30 juin 2011

Remain Silent


Ca va commencer à me lasser, tous ces albums que je suis obligé de qualifier de superbes, de grandioses, de magiques. Mon dictionnaire des synonymes s'use à vue d'œil, et tout ça à cause d'un simple choix éditorial : parler en priorité de ce que j'adore. Yann Souetre, alias Remain Silent, est de ceux-là : découvert il y a six ou sept ans, au détour d'un stand d'albums, ivre de vodka orange (entre autres), quelque part entre le set d'Iszoloscope et celui d'Imminent. Il est des souvenirs qui marquent, forcément. Bref : bienvenue dans un monde détruit par l'Homme et reconstruit par le robot, puisque c'est l'univers, à mi-chemin entre anticipation étouffante et science-fiction métaphysique, que le talentueux Remain Silent nous raconte dans sa prenante trilogie mélodico-industrielle "Men Machines Souls".

Tous les visuels sans exception sont de Yann Souetre, aka Remain Silent.

lundi 9 mai 2011

Ad.ver.sary


Krish, krish, klong, klong. C'est sensiblement tout ce qu'une majorité de béotiens dont l'inculture artistique salit l'Humanité parviennent à comprendre à la musique industrielle. Et, je le précise avant d'obtenir les pires réactions à ce troll aussi exagéré que second-degré, je les comprends. Il est vrai que ce n'est pas toujours évident de passer au-delà de l'aspect bruitiste qui nous saute à la gueule lors du premier contact, voire même carrément, comme cela a été le cas de votre humble serviteur zeuhlesque, d'apprécier ce bruit. Le fait que j'ai abandonné l'aspect le plus rugueux de l'industriel, tendant vers le noise des Unter Null ou Synapscape des débuts (par exemple), pour désormais m'accrocher tenacement à l'aspect harsh/mélodique de 5F-X, Iszoloscope, Sulphuric Saliva et autres, est sans doute rassurant quant à ma santé mentale (pas vrai, papa ? le pauvre, il déteste l'indus plus encore que le disco).

vendredi 1 avril 2011

Blut Aus Nord


Quoi ? Les Français sont capables de faire du bon black-metal ?

Oh que oui. N'ayons pas peur des mots : le groupe français Blut Aus Nord fait partie de ce qui se fait de mieux actuellement dans le black-metal.

dimanche 23 janvier 2011

5F-X


Mutation, transformation, révolution. Le duo 5F_55, qui, grâce à un industriel rythmique envoutant et dansant, a réussi en à peine deux albums à figurer parmi les têtes de liste du label allemand Hands, se transforme en 5F-X. Le style, qui s'était déjà affiné dans le deuxième et dernier album de 5F_55, continue sa métamorphose dans le simplement nommé "5F_55 is reflected to 5F-X", qui annonce la couleur dès les premières notes (dès les premiers sons ?) : le bruitisme recule encore, les ambiances s'affirment, les samples relatifs aux civilisations extraterrestres et à la science-fiction des grandes années pullulent.

jeudi 13 janvier 2011

Autechre


Deux choix s'offrent à un pauvre chroniqueur anonyme devant s'attaquer à un aussi gros morceau. Le premier est une sorte de solution de facilité : une description historique relativement froide de la carrière du groupe, des citations de réactions collectées sur le Net ou dans divers magazines spécialisés, des copier-coller de la bio officielle volée sur le sit tout aussi officiel du groupe. Le deuxième est, à l'opposé, une voie du samouraï : tenter de résumer, en quelques lignes, de la façon la plus honnête possible, l'évolution musicale, ambiante et émotionnelle des compositions, le tout si possible en évitant les éternelles métaphores pontifiantes propres aux comparaisons laudatives des pseudo-journalistes non-créateurs en mal d'inspiration.

mercredi 15 décembre 2010

Textures


Parfois, j'aimerais juste pouvoir m'asseoir avec certaines personnes, et leur expliquer ce que je trouve à ma musique. J'aimerais leur disséquer la finesse et l'émotion de la musique d'un Meshuggah, d'un Textures, d'un SUP, et de tellement d'autres. J'aimerais qu'ils réussissent à voir où se situe le point de jonction entre la personne douce que je suis et les musiques "violentes" que j'écoute. J'aimerais qu'ils ferment les yeux et au moins qu'ils essayent de se laisser emporter à leur tour par la folie d'un Venetian Snares ou la superbe noirceur d'un Shape of Despair, par la catharsis mélancolique d'un Neurosis ou d'un Ira, par la positivité inébranlable d'un Excision ou d'un Gojira.

mardi 7 décembre 2010

Ira


Courant d'année 2005. Je découvre par hasard un groupe de postrock/postcore, au nom tellement court qu'il en est d'autant plus introuvable sur la Toile. J'en ai juste une chanson, que j'ai récupérée par hasard sur le site d'un obscur label allemand, majoritairement punk, nommé Go-Kart Records. La chanson s'appelle "Disappear", elle dure quinze minutes, et elle est une petite merveille ; rien de plus, rien de moins.