J'ai entendu dire qu'Ez3kiel, à la base, est un groupe de dub/rock orienté trip-hop. Entendu dire. C'est probablement une information à mettre au conditionnel. Désormais, Ez3kiel ne peut plus avoir aucune étiquette ni aucune dénomination. Si je devais vraiment faire des comparaisons, je les rapprocherais finalement bien plus de formations de musique néo-classique comme Chaostar que de groupes de trip-hop ou de dub. De toutes façons, j'aime pô le dub.
Rien que de la musique : violente, décalée, vivante, hypnotique, frénétique, mélancolique, hallucinogène, froide, éclectique, électrique, organique.
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jeudi 25 octobre 2012
jeudi 12 juillet 2012
Farewell Poetry
Avant une fin de saison qui est venu vite, très vite, trop vite, ma salle de concert rouennaise préférée, et ça finira par se savoir, le 106, a organisé durant un mois une série d'évènements articulée autour du thème "No(w) Future". Beaucoup d'évènements gratuits, donc la Zone Rouge du 2 juin, une journée musicale en plein centre de Rouen Rive Droite avec une vingtaine de concerts sur sept ou huit scènes improvisées, dont les excellents Yeti Lane dont je vous reparlerai un de ces quatre, à n'en pas douter.
Picture is unrelated.
mercredi 12 octobre 2011
Silencio
Cinq ans d'existence, une étiquette très vague ("rock progressif avantgarde") et un seul album, sorti en 2004 : Silencio était un groupe américain dont on n'entend plus parler, une petite étincelle de passage, confidentielle, pour ne pas dire injustement méconnue. Car leur unique galette, "Dead Kings", déborde de cette folie impressioniste dont même les styles mathrock, fusion ou avantgarde manquent trop souvent.
mardi 20 septembre 2011
Le Dead Projet
Découvert lors d'une soirée postcore au Bateau Ivre (la salle rouennaise qui nous avait aussi offert le duo General Lee/The Birds End), Le Dead Projet était pourtant bien mal parti pour attirer mon attention. Une écoute sur leur Myspace de l'époque m'avait laissé dubitatif : son plutôt brouillon, des compos et une voix qui ne sortaient vraiment pas de l'ordinaire... Mais bon, à l'occasion du concert, je me suis dit que ça vaudrait le coup d'écouter tous les groupes quand même. Grand bien m'en a pris.
mardi 5 juillet 2011
Alkalys
Si Alkalys était une femme.
("Bien joué, la photo de nichons, tu vas attirer plein de monde sur ton blog.
- Euh... Je l'ai pas fait pour ça, en tout cas. C'est juste que j'aime bien les jolies filles à poil.
- Ah.")
lundi 6 juin 2011
Live review : Nasser + Orchester + M.I.L.K (03/06/11, Théâtre des Chalands, Val-de-Reuil)
samedi 28 mai 2011
Album en or : Battle of Mice, "A Day of Nights"
Battle of Mice, "super-groupe" anglais formé autour de la chanteuse de Made Out Of Babies et de l'artiste visuel associé notamment à Neurosis, officiait dans un postcore teinté de noise-rock qui n'est d'ailleurs pas sans rappeler les deux groupes cités plus tôt dans cette phrase. Le groupe a existé de 2005 à 2009, n'ayant eu le temps de sortir qu'un unique album, "A Day of Nights", en 2007, ainsi que deux split-albums. Le tout a été produit et distribué par le label du groupe Neurosis, le bien-nommé Neurot Recordings. Bla, bla, bla. Pourquoi est-ce que je viens encore vous bassiner avec un groupe mort ?
Réponse : parce que leur unique album est un chef-d'œuvre, un opus unique dans le paysage musical mondial.
vendredi 27 mai 2011
Dirge
Un groupe français, formé en 1994, dont le nom a trop vite été recouvert par ceux, grandiloquents, du trio de tête du postcore : Neurosis, Isis, Cult of Luna, le triumvirat abyssal qui nous ferait presque oublier qu'une scène ne se construit pas sur trois groupes -- mais surtout, un groupe qui nous fait réaliser que Neurosis n'a pas la seule paternité du style, qui est aussi né dans le même temps en France grâce à des groupes comme Dirge.
jeudi 26 mai 2011
Battle of Britain Memorial
Vous en voulez, du petit groupe français super-inspiré, hein ? Vous en voulez, de la musique qui fait vibrer du cœur aux couilles, des compositeurs géniaux qui ont les clés de votre menuiserie interne, des sons qui raisonnent fort ? En vérité, je vous le dis, mes bien chers frères, mes bien chères sœurs, et je ne le dirai jamais assez, la France regorge de petits trésors d'inventivité et de beauté qui n'attendent que d'être découverts, et le groupe toulousain Battle of Britain Memorial est de ceux-ci.
mercredi 25 mai 2011
Live review : Explosions in the Sky (20/05/11, Le Bataclan, Paris)
Cette chronique a été rédigée par Claire. Merci à elle.
Après avoir frôlé la crise de nerfs à deux reprises ("Tiens j'étais sûre d'avoir rangé ma place ici...", "BORDEL elle est où ma place ?") et cinq heures de train plus loin, nous voilà devant les portes du Bataclan. Vite se trouver une petite place pour profiter du concert et s'en mettre plein les mirettes : je jette mon dévolu sur un siège au dernier rang de la mezzanine. Il y fait beaucoup trop chaud, mais j'm'en fous, trop heureuse d'être là.
Je n'ai pas besoin de préciser que cette chronique ne sera assurément pas objective tant la finesse des mélodies post-rock de Explosions in the Sky me touche.
lundi 16 mai 2011
A Backward Glance on a Travel Road
Comment résumer en quelques phrases la Beauté ? Cruel dilemme que tout chroniqueur honnête se doit de se poser au moins une fois, et à laquelle, hélas, beaucoup répondent par des voies détournées, usant de comparaisons laudatives à des groupes dont "on" sait qu'ils font de la belle musique, sombrant dans une description technique plus pratique, ajoutant quelques métaphores souvent trop communes, et j'en passe. C'est ainsi que je pourrais dire du premier album éponyme du groupe français A Backward Glance on a Travel Road que son post-rock floydien (qu'on ose donc me dire que les deux parties de "In Absentia" ne font pas penser à du Pink Floyd des années 70 !) aux parties vocales douces-amères se mélange délicieusement à une approche acoustique plutôt sud-américaine, volant autant à la folk qu'à des modes de composition plus proches de ceux d'une bande originale d'un film jamais sorti, pour nous emporter dans un voyage dont on ne ressortira pas indemne. Voila, je suis fier de moi, je pourrais presque aller bosser chez Télérama avec ce genre de phrases.
Oui, mais... ("Regular Barbary", qui ouvre l'album.)
mercredi 11 mai 2011
Live review : Orchester (MdU, Rouen, 09/05/11)
Le concert précédent que j'ai vu à la Maison de l'Université de Rouen était celui de Bleepshit, dans la petite cafétéria vitrée de l'entrée (joliment surnommée le Bocal). Le volume et les basses manquaient cruellement dans ce concert qui avait plutôt été conçu comme une séance de découverte de la musique chiptune adressée à de curieux geeks réfrénés. Aussi, la première bonne surprise de cette soirée a été de voir cette fois-ci une scène à proprement parler, installée à l'extérieur, avec du matériel sonore visiblement plus puissant (sans aucun doute le matériel d'Orchester).
La seconde bonne surprise a été que, cette fois-ci, le jeune groupe de quelque-part-entre-Rouen-et-Paris passait en acoustique.
vendredi 8 avril 2011
Transmission0
Je l'ai déjà très clairement sous-entendu en plusieurs occasions, notamment à l'occasion des chroniques de Neurosis et d'Ira, deux superbes groupes de post-core qui ont bercé bon nombre de mes errances bucoliques, j'ai même rédigé un long laïus dithyrambique sur la beauté du désespoir et la distinction à faire entre tristesse et souffrance dans la Zeuhlerie consacrée à Shape of Despair, mais il y a des messages qui ont naturellement du mal à passer. Alors, encore une fois : on n'écoute pas forcément une musique "triste" parce qu'on est malheureux soi-même. On peut apprécier du postcore ou du doom uniquement parce que c'est beau. Et le prochain qui me traite de gothique, même pour rigoler, je lui décroche une mandale.
Moi, râleur ? Non, pas du tout.
lundi 7 mars 2011
General Lee (+ The Birds End)
Vous l'avez vu, il y a eu sur Modern Zeuhl une grande période de tabassage auriculaire, avec des Igorrr, des Drumcorps, des Fast Forward, bref : des gros métissages metal/hardcore qui piquent, le tout avec à peine un petit interlude de chanson lo-fi (CALLmeKAT) pour se reposer un peu. C'est sans doute le principal "inconvénient" que peut avoir un one-man-blog : le contenu dépend en grande partie des goûts musicaux du moment de l'unique rédacteur. (Je suis ouvert à toute proposition de collaboration, d'ailleurs.)
Mais ça va changer, nom de nom ! Parce que mes goûts changent aussi, par périodes, et qu'après le concert en forme de claque que je me suis pris dans le coin de la gueule mercredi dernier, je me suis dit que nom de nom, il était temps que je vous parle de ce fabuleux groupe qu'est General Lee.
mardi 8 février 2011
Vuneny
De la même façon que j'ai littéralement encensé le label Ad Noiseam dans la Zeuhlerie consacrée à Matta, je vais aujourd'hui encenser le label français Jarring Effects, voyez plutôt : High Tone, La Phaze, Ez3kiel, Interlope, Brain Damage... Que du bon, de l'hallucinogène, de l'halluciné, du qui-fait-planer.
(J'en profite pour préciser que ce label a besoin de vous. Achetez leurs CDs, ou bien faites-leur juste don de quelques dollars, mais soutenez-les. Comme ils le disent eux-même sur leur page d'accueil, ils en ont besoin.)
TMTC.
mercredi 5 janvier 2011
Naïve
Cocorico, épisode N : oui, la France fait de l'excellente musique. Des incontournables (Gojira, Mr Oizo) aux petits inconnus (The Algorithm, Floating Wood, Seal of Quality) en passant par les artistes signés mais relativement confidentiels (I Am Un Chien!!, Igorrr, My Own Private Alaska, Sulphuric Saliva, S.U.P), Modern Zeuhl fait au final, et sans volonté particulière de la part du rédacteur, la part belle aux groupes français. Il faut dire aussi, d'une part qu'il y a un nombre incalculable de talents cachés au pays des baguettes bien fraîches et des cuisses de grenouille, et d'autre part que le bouche-à-oreille et les rencontres "via" permettent plus facilement de découvrir les petits artistes locaux qu'internationaux (bien que des Myspace ou des Bandcamp permettent de contrebalancer un minimum cette tendance nationaliste ou nationalisante).
mardi 7 décembre 2010
Ira
Courant d'année 2005. Je découvre par hasard un groupe de postrock/postcore, au nom tellement court qu'il en est d'autant plus introuvable sur la Toile. J'en ai juste une chanson, que j'ai récupérée par hasard sur le site d'un obscur label allemand, majoritairement punk, nommé Go-Kart Records. La chanson s'appelle "Disappear", elle dure quinze minutes, et elle est une petite merveille ; rien de plus, rien de moins.


















