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lundi 30 mai 2011

Live review : Chinese Man (19/05/11, Le 106, Rouen)


Exceptionnellement, je suis allé à un concert sans vraiment connaître le groupe. Du peu que j'en avais entendu, j'étais un peu mitigé, car tout le monde me passait en boucle cette reprise du "Pudding à l'Arsenic" d'Astérix et Cléopâtre qui, à force, me sortait par les oreilles, ainsi qu'un morceau de hip-hop mid-tempo mélangé à des chants choraux et dub étranges (je me suis rendu compte plus tard, avec une certaine honte, qu'il s'agissait d'une collaboration avec Bionic Mac Sound sur la chanson "Washington Square" du premier volume des "Groove Sessions") et, d'un autre côté, deux ou trois petites tueries d'électro/hip-hop super-inventif.

samedi 28 mai 2011

Album en or : Battle of Mice, "A Day of Nights"


Battle of Mice, "super-groupe" anglais formé autour de la chanteuse de Made Out Of Babies et de l'artiste visuel associé notamment à Neurosis, officiait dans un postcore teinté de noise-rock qui n'est d'ailleurs pas sans rappeler les deux groupes cités plus tôt dans cette phrase. Le groupe a existé de 2005 à 2009, n'ayant eu le temps de sortir qu'un unique album, "A Day of Nights", en 2007, ainsi que deux split-albums. Le tout a été produit et distribué par le label du groupe Neurosis, le bien-nommé Neurot Recordings. Bla, bla, bla. Pourquoi est-ce que je viens encore vous bassiner avec un groupe mort ?

Réponse : parce que leur unique album est un chef-d'œuvre, un opus unique dans le paysage musical mondial.

vendredi 27 mai 2011

Dirge


Un groupe français, formé en 1994, dont le nom a trop vite été recouvert par ceux, grandiloquents, du trio de tête du postcore : Neurosis, Isis, Cult of Luna, le triumvirat abyssal qui nous ferait presque oublier qu'une scène ne se construit pas sur trois groupes -- mais surtout, un groupe qui nous fait réaliser que Neurosis n'a pas la seule paternité du style, qui est aussi né dans le même temps en France grâce à des groupes comme Dirge.

jeudi 26 mai 2011

Battle of Britain Memorial


Vous en voulez, du petit groupe français super-inspiré, hein ? Vous en voulez, de la musique qui fait vibrer du cœur aux couilles, des compositeurs géniaux qui ont les clés de votre menuiserie interne, des sons qui raisonnent fort ? En vérité, je vous le dis, mes bien chers frères, mes bien chères sœurs, et je ne le dirai jamais assez, la France regorge de petits trésors d'inventivité et de beauté qui n'attendent que d'être découverts, et le groupe toulousain Battle of Britain Memorial est de ceux-ci.

mercredi 25 mai 2011

Live review : Explosions in the Sky (20/05/11, Le Bataclan, Paris)


Cette chronique a été rédigée par Claire. Merci à elle.

Après avoir frôlé la crise de nerfs à deux reprises ("Tiens j'étais sûre d'avoir rangé ma place ici...", "BORDEL elle est où ma place ?") et cinq heures de train plus loin, nous voilà devant les portes du Bataclan. Vite se trouver une petite place pour profiter du concert et s'en mettre plein les mirettes : je jette mon dévolu sur un siège au dernier rang de la mezzanine. Il y fait beaucoup trop chaud, mais j'm'en fous, trop heureuse d'être là.

Je n'ai pas besoin de préciser que cette chronique ne sera assurément pas objective tant la finesse des mélodies post-rock de Explosions in the Sky me touche. 

mardi 24 mai 2011

Om Mani


La nouvelle vague du metal français nous a donné quelques groupes totalement prodigieux. Je pense notamment à Scarve, dont les premiers albums avaient remué en choeur les tripes de bon nombre d'amateurs de death technique, de progressif et de death mélodique à la scandinave, puis dont l'album "The Undercurrent", sorti en 2007, avait déstabilisé quelques amateurs par des choix artistiques inhabituels, une densité sonore prenante et un mastering très "hors norme" ; effectivement, "The Undercurrent" est un album difficile d'accès, mais extraordinaire. On en reparlera sans doute.

Oui, on en reparlera sans aucun doute. ("Imperceptible Armageddon", sur "The Undercurrent".)

dimanche 22 mai 2011

Clotaire 1er


"Prendre des p'tits bouts de trucs et puis les assembler ensemble", comme qu'ils disent, les autres fêlés de Stupeflip. Cette menuiserie étrange peut donner toutes sortes de résultats, des plus incroyables (le jazz-metal d'Ephel Duath ou le baroquecore d'Igorrr) aux plus foireux (le techno/screamo pour adolescentes mongoloïdes d'Attack Attack, voire même le death-Cher-électro-mathcore grand-guignol de Design the Skyline) en passant par ceux dont on ne sait juste pas quoi penser (ce qui est généralement bon signe, quelque part entre la brutalité de la découverte et le pressentiment du coup de foudre). Alors, quand quelqu'un parvient à bidouiller des morceaux de machins et des copeaux de bidules et à en faire un tout cohérent, entraînant, bien branlé et qui sent la sueur, ce serait du gâchis que de passer à côté.

samedi 21 mai 2011

Add-ons 3

Quelques petites nouveautés concernant des groupes déjà chroniqués et/ou interviewés dans ces pages (Noein, A.I.(d), The Amenta, My Own Private Alaska), et un petit cadeau spécial rien que pour vous, accrochez-vous, c'est du lourd.

vendredi 20 mai 2011

Live review : Septicflesh + Svart Crown (18/05/11, Le 106)


Septicflesh live. On s'attend déjà à une grand-messe sombre et prenante, de celles dont on ne ressort pas indemne, à s'étonner que le soleil se lève encore le lendemain matin. Le groupe a invité des amis pour sa tournée : W.E.B et Valet Parn, deux autres groupes athéniens, sont sur toutes les dates (d'ailleurs, le cousin d'un membre de Septicflesh joue dans Valet Parn). Seul au milieu des non-francophones (bien que le batteur de Septicflesh bredouille quelques mots), le groupe niçois Svart Crown compense en buvant plus et plus souvent que les autres, d'après une source sûre : le frontman de W.E.B, qui a confirmé l'info en direct depuis la bulle radio de la salle.

mercredi 18 mai 2011

Synapscape


Le duo électro/indus allemand Synapscape, c'est une petite vingtaine de rondelles (six ou sept albums et une chiée d'EPs), tous sortis sur le même label, allemand lui aussi, Ant-Zen (à qui l'on doit aussi diverses galettes de Vromb, Telepherique, Squaremeter, Wumpscut, et beaucoup de mes petits préférés : Noisex, Hypnoskull, Converter, Iszoloscope, This Morn' Omina...). Autant dire que je ne passerai pas tout en revue ici.

Et tout de suite, une petite parenthèse : This Morn' Omina, c'est ça.

lundi 16 mai 2011

A Backward Glance on a Travel Road


Comment résumer en quelques phrases la Beauté ? Cruel dilemme que tout chroniqueur honnête se doit de se poser au moins une fois, et à laquelle, hélas, beaucoup répondent par des voies détournées, usant de comparaisons laudatives à des groupes dont "on" sait qu'ils font de la belle musique, sombrant dans une description technique plus pratique, ajoutant quelques métaphores souvent trop communes, et j'en passe. C'est ainsi que je pourrais dire du premier album éponyme du groupe français A Backward Glance on a Travel Road que son post-rock floydien (qu'on ose donc me dire que les deux parties de "In Absentia" ne font pas penser à du Pink Floyd des années 70 !) aux parties vocales douces-amères se mélange délicieusement à une approche acoustique plutôt sud-américaine, volant autant à la folk qu'à des modes de composition plus proches de ceux d'une bande originale d'un film jamais sorti, pour nous emporter dans un voyage dont on ne ressortira pas indemne. Voila, je suis fier de moi, je pourrais presque aller bosser chez Télérama avec ce genre de phrases.

Oui, mais... ("Regular Barbary", qui ouvre l'album.)

samedi 14 mai 2011

Album en or : Diabolical Masquerade, "Death's Design"


Une fois n'est pas coutume, au lieu de me répandre en périphrases extatiques dans une longue prose dithyrambique dédiée à la carrière d'un groupe, je me répandrai en périphrases extatiques dans une longue prose dithyrambique dédiée à un album seulement. Je ne tiens pas à ce que l'on n'y voie qu'une fainéantise passagère qui m'empêcherait de fouiller dans la discographie du groupe, qu'en toute honnêteté je connais plutôt bien (d'autant qu'elle n'est pas non plus immense, quatre albums à peine) ; il ne s'agit pas non plus d'une simple tentative de faire de la promotion pour la dernière sortie studio d'amis ou de sponsors officieux, puisque les premiers ne paient pas assez cher et que les seconds sont malheureusement inexistants pour l'instant -- si vous êtes intéressés, n'hésitez pas à m'adresser vos propositions indécentes que j'étudierai avec la plus alléchée des attentions.

Du pognoooooon ! Je veux du pognoooooon !

mercredi 11 mai 2011

Live review : Orchester (MdU, Rouen, 09/05/11)

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Le concert précédent que j'ai vu à la Maison de l'Université de Rouen était celui de Bleepshit, dans la petite cafétéria vitrée de l'entrée (joliment surnommée le Bocal). Le volume et les basses manquaient cruellement dans ce concert qui avait plutôt été conçu comme une séance de découverte de la musique chiptune adressée à de curieux geeks réfrénés. Aussi, la première bonne surprise de cette soirée a été de voir cette fois-ci une scène à proprement parler, installée à l'extérieur, avec du matériel sonore visiblement plus puissant (sans aucun doute le matériel d'Orchester).

La seconde bonne surprise a été que, cette fois-ci, le jeune groupe de quelque-part-entre-Rouen-et-Paris passait en acoustique.

mardi 10 mai 2011

Reeps One


Ceci est juste un petit article bonus pour un coup de coeur, qui tient probablement plus de l'exploit technique que de la musique elle-même. Reeps One est un Londonien qui pratique le human beatboxing depuis une quinzaine d'années, et en plus d'un placement rythmique et percussif irréprochable (écoutez par exemple "White Air" sur son MySpace), il a développé une façon de créer des basses dans sa gorge qui lui permettent notamment de faire de la dubstep. Si si, je vous jure. Voici une interview de lui : allez directement à 1:37 si vous ne comprenez pas l'anglais et/ou que vous n'avez pas la patience d'attendre une minute et demie avant de voir de quoi il est capable.

"They muammar ; promotion and everything is going through the evidence. W : probably going to move... W haven't yet but I don't know where it is (dot). One of the removed perimeter veterans have where current member of the everglades et cetera, one one one one one - Tulip, remember this : november fifteenth - bracket - but !" (Texte intégral.)

C'est pour ça que je voulais en parler. Tout est impressionnant dans ce qu'il fait. Absolument tout. Un grand beatboxer, mondialement reconnu -- et on sait pourquoi.

UPDATE 20/08/2011 : un "petit quelque chose" de lui datant de l'an dernier. Comment fait-il ?!



lundi 9 mai 2011

Ad.ver.sary


Krish, krish, klong, klong. C'est sensiblement tout ce qu'une majorité de béotiens dont l'inculture artistique salit l'Humanité parviennent à comprendre à la musique industrielle. Et, je le précise avant d'obtenir les pires réactions à ce troll aussi exagéré que second-degré, je les comprends. Il est vrai que ce n'est pas toujours évident de passer au-delà de l'aspect bruitiste qui nous saute à la gueule lors du premier contact, voire même carrément, comme cela a été le cas de votre humble serviteur zeuhlesque, d'apprécier ce bruit. Le fait que j'ai abandonné l'aspect le plus rugueux de l'industriel, tendant vers le noise des Unter Null ou Synapscape des débuts (par exemple), pour désormais m'accrocher tenacement à l'aspect harsh/mélodique de 5F-X, Iszoloscope, Sulphuric Saliva et autres, est sans doute rassurant quant à ma santé mentale (pas vrai, papa ? le pauvre, il déteste l'indus plus encore que le disco).

samedi 7 mai 2011

Dope D.O.D


Je vous vois arriver, avec vos bêtises. Vous allez rigoler, dire que j'ai viré ma cuti, "depuis quand il écoute du hip-hop, l'espèce d'électro-métalleux, là ?". Vous allez rire : depuis des années. Je dois cependant avouer que ma culture en la matière est plus limitée que dans les deux styles évoqués précédemment, ce qui fait que les références et les comparaisons laudatives seront ici plus limitées que d'habitude. Mais tant que c'est original et que ça pulse, je ne peux pas m'empêcher d'en parler... Alors voici.

jeudi 5 mai 2011

Septicflesh


Que ce soit clair tout de suite : Septic Flesh et Septicflesh sont en fait les formes passée et actuelle (je vous jure qu'il n'y a aucune faute ou coquille dans ce que vous venez de lire) du même groupe. Le groupe de death/black/gothique Septic Flesh, formé en 1990, a sorti de très belles choses. "Ophidian Wheel" (1997) ou "Revolution DNA" (1999), par exemple, sont de très bons disques, et un véritable style Septic Flesh, reconnaissable entre mille, a vu le jour.

mardi 3 mai 2011

Niveau Zero


L'artiste d'aujourd'hui officie dans un mélange de dubstep et de pléthore d'autres styles électroniques. Et il est génial. Question à cent balles : sur quel label est-il signé ? Ouhlà, c'est pas facile.

TMTC. (Running joke.)

dimanche 1 mai 2011

Live review : Stupeflip + Bonaparte (29/04/11, Le 106, Rouen)

Crédit photo : Thomas Desmier (mille mercis !), Angers, 1er avril 2011

Stupeflip en live. Rien que ça. Depuis des années, on attendait tous que ça arrive. On croyait que le Stup était éteint ; il nous a envoyé "The Hypnoflip Invasion", et il a prévu une tournée française. Ô joie ! Le Crou est heureux : une de ses plus belles excroissances revient lui chier dans le crâne !